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23 février 2009 1 23 /02 /février /2009 20:00


Parce qu’il faut une fin à tout. Et un début aussi. Mlle-cassis revient dans « le sirop à vélo ». 
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23 février 2009 1 23 /02 /février /2009 19:30

job

Bon bin voilà, c’est fait. Premier jour de boulot. Ça me rappelle comme la peste l’époque où j’ai travaillé chez P*+. Il y a cinq ans. A Bruxelles. Il y a une petite dizaine de réincarnations donc.

A l’époque j’étais jeune et pleine d’énergie. Assoiffée d’aventure. J’avais décidé de partir un moment vivre dans un autre pays. Oh ! Pas trop loin ! Mais profiter d’une belle-mère cheffe d’entreprise pour en apprendre un peu plus sur le monde du travail. Et je m’étais retrouvée dans une entreprise de télécommunications en Belgique.

J’avais alors un demi-lit pour tout espace personnel, la sous-locataire de Y* se réservant l’accès au reste de l’appartement. Je cuisinais mes repas au bureau. Et passais mes temps libres à découvrir la culture belge.

Les films, les concerts, les expos… à foison ! Et même le festival du court-métrage d’animation ! Le tram était devenu ma seconde maison, juste après le bureau.

Et c’était super ! J’ai adoré ces quelques semaines en translation, dans un monde « comme nous » mais différent de nous.

Cinq ans déjà. Et un peu sur la fin, cette soirée incroyable à Liège avec des jeunes rencontrés dans un concert lors de ma première semaine belge.

Liège qui se rappelle à moi chaque semaine, quand je croise le regard de P*, mon charmant coach sportif venu du plat pays. P* avec qui j’irai boarder l’hiver prochain si nos genoux respectifs le permettent. Et la chance aussi. Un peu.

P* à qui je demandais l’autre jour quand il me permettrait enfin de reprendre le vélo. Et qui me répondais « Mais… quand tu veux ! Tu n’as qu’à essayer ! ».

Et maintenant que j’ai un travail à 50 mètres de celui dont je revenais le soir où mes roues ont croisé le capot de cette Opel, je n’ai plus qu’à me mettre en selle et commander très fort à mes jambes de ne pas me lâcher.
Vers l’infini et au-delà. 
 
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22 février 2009 7 22 /02 /février /2009 08:00
On m'a traitée un jour d'activiste. Et la personne qui l'a fait me disait que c'était probablement son plus grand défaut.
L'activisme, c'est cette frénésie qui vous arrache à votre lit le matin avec ce besoin irrépressible de faire. Faire des choses, n'importe quoi, mais faire. Sans pouvoir s'arrêter. Jusqu'à l'épuisement. Et continuer quand même. 
Parce que la vie est courte. Et qu'il faut en profiter. Aujourd'hui, maintenant, tout de suite! Parce qu'on ne sait jamais quand ça va s'arrêter. 
Et alors je m'embarque dans 15'000 nouveaux projets, qui souvent ne dépassent pas le stade de l'inscription au bas d'une liste mentale de "choses à faire aujourd'hui" et me laissent un arrière-goût amer au parfum d'inachevé. 
Dans la vie il est bon parfois, je crois, de simplement s'arrêter. Arrêter de se dire "aujourd'hui je fais ça"... "et puis ça".... "et puis ça". Parce qu'au final on ne le fait jamais. On fait d'autres choses. Et la frustration qui s'ensuit, ce sentiment de "je ne suis même pas capable de faire ce que j'ai prévu", "je n'ai jamais le temps pour rien", n'est pas une pensée qui nous tire vers l'avant. Au contraire, elle nous empêche d'apprécier ce qu'on a et ce qu'on vit vraiment, dans l'immédiateté brute de l'instant.

A quelques heures de reprendre le travail, de rejoindre "la vraie vie avec un rythme normal", je me lève avec ce sentiment d'urgence et d'écrasement tout à la fois face à la quantité de ce que j'ai prévu de faire avant. Récupérer la lessive, passer l'aspirateur, cuire des biscuits pour mes voisins qui ont gardé le chat au long de ces quatre mois. Préparer mes affaires pour demain. Rappeler la copine que je vois peut-être. Faire ma déclaration d'impôts. 
Le fait de n'habiter qu'à temps partiel chez moi y est probablement aussi pour quelque chose. Comme deux vies dans lesquelles je ne peux me concevoir autrement que comme "ah tiens je vais en profiter pour...". Et à chaque fois j'ai l'impression que j'ai passé ma journée à ranger des affaires et en préparer d'autres en vue du prochain transfert. Epuisant.

Ah! La félicité de ne traverser la vie qu'avec sa brosse à dents et une culotte propre dans le sac à main!
Je n'avais même pas de culotte propre, et même pas de bouquin, quand je suis arrivée à l'hôpital. Et pourtant, j'ai passé le cap. Et je ne m'en tire pas si mal. La vie trouve toujours le moyen.

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21 février 2009 6 21 /02 /février /2009 14:00
Ce n'est pas la première fois que je me sens inspirée par une expérience de marché je crois... Ce matin j'avais des courses à faire; direction le centre-ville. 
J'avais oublié cette ambiance extravagante et familière – les musiciens de rue, la foule qui se presse, les étalages de fruits et légumes. L'horloge de la Palud et son cortège de petits bonshommes quand l'heure tourne; les touristes qui s'attardent; les rencontres imprévues; l'envie de simplement laisser ses pas vous mener au hasard... 
Mais reprendre le bus. Se faire à dîner et profiter d'un bon bain avant de préparer l'arrivée des invités ce soir. 
Ah! L'ambiance du samedi matin! Quand le week-end à ses prémisses s'ouvre sur un univers de possibles avant de reprendre l'aliénation du boulot le lundi matin!
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17 février 2009 2 17 /02 /février /2009 23:50
Normalement c'était prévu pour le 1er mars. Enfin, plutôt le 3, le 1er étant un dimanche et le 2 jour de contrôle chez le médecin - qui devait lever l'arrêt de travail courant depuis octobre. 
Mais non, ce sera pour le 23, vu que j'ai trouvé un boulot avant. Mon retour officiel au travail, donc. Oh pas de quoi s'affoler! Six semaines de secrétariat. Mais de quoi regagner un droit au chômage et reprendre un rythme qui ait un peu de sens, et surtout la fierté de faire à nouveau partie de la normalité après des mois de stand-by. L'accès à l'indépendance passe par là.
Mais mince! Me lever à nouveau à la nuit, rentrer après le jour... Caser un peu de physio entre deux heures de sommeil: Après quatre mois, ça va faire comme un changement! 

Alors pour fêter ça je suis allée ce soir manger avec un ami. Sauf que je ne m'attendais pas à trouver la ville noyée sous la neige au sortir du train à 23h et des poussières! ¿'connaissent pas le sel dans cette capitale? Un kilomètre jusqu'à ma maison. Quand ça glisse, c'est long. Après deux grandes ballades à Nyon pour que L* puisse fumer sa drogue de rigueur, le genou qui coince, qui croche, qui bloque, pas drôle. 
Saloperie de voirie. Saloperies de béquilles. 
Mais c'est quoi cette connerie de temps? Car bien sûr c'est l'année où il neigerait sans discontinuer qu'il fallait que je m'aplaventre sur cette voiture!!! 
(ajoutez pour l'anecdote que j'avais très envie de faire pipi...)

Ah vraiment celle-là on peut dire qu'elle a le chic pour se fourrer dans des galères!

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12 février 2009 4 12 /02 /février /2009 09:00

Ce matin au réveil il neige. Pas les trois petits flocons ridicules et mouillés habituels. Non non, une bonne masse poudreuse bien floconneuse recouvre le sol. Et le ciel poursuit ses oeuvres pâtissières en déversant des kilos (paquets) de sucre glace sur la ville. J'adore la neige. Elle a la vertu (pouvoir) d'adoucir les coeurs. Et d'empêcher le monde de tourner.

 
 

J'ai un moment pensé pour ce blog à créer une catégorie "romantisme", "toi mon amour", "hyène-attitude" ou "un truc du genre". Ce matin j'y renonce. Les relations humaines sont trop intrinsèquement constitutives de la vie pour en faire une catégorie à part.

 
 

Cette nuit je n'ai pas très bien dormi. Je me suis réveillée souvent. Je rêvais. 

Je rêvais de gens. De gens auprès de moi. Parfois souffrants, parfois simplement là.

Au matin je me suis demandé qui se réveillait la nuit pour moi. 

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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 23:00
Je ne sais si l'on peut oser une comparaison hâtive; néanmoins, je constate


Mon chat, somme toute, est un être assez binaire.

Manger. Dormir. Un petit ronron de temps en temps. Et bien sûr, des trucs de matous auxquels je ne suis pas conviée le reste du temps...


Une chose est sûre dans toute cette incertitude: il revient auprès de moi presque toutes les nuits.
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8 février 2009 7 08 /02 /février /2009 00:00

En février je me tais. Parce que je ne sais pas ce qu'est le romantisme – alors je dois apprendre au lieu de déblatérer des hyénitudes les soirs de saoûleries entre copines.


 

Le but du jeu, mardi, c'était d'appeler le carnet d'adresses masculin des copines en question pour lui demander son point de vue sur la question. Je tombe sur le répondeur de T* qui tiens, me rappelle le lendemain soir). Selon lui, deux hypothèses possibles:

1. un concept commercial sirupeux qu'on nous ressert à tort et à travers
2. un mouvement littéraire du 17e (plutôt 18e en réalité...)  

Notons qu'il a déjà agendé la St-Valentin avec sa copine et que tiens, elle est juste à côté et c'est une surprise donc restons-en là.

 

Ce soir, à l'occasion des 30 bidules d'un ami, rebelote. J*, qui se marie cet été avec G*, nous relate l'anecdote inénarrable d'une collègue qui a reçu pour Nouvel-An un calendrier de son doudou avec des dates déjà cochées "à réserver pour surprise avec moi". Certes. Bien. Mais CHAQUE SEMAINE? Le côté outrageusement répétitif, voire légèrement coercitif, de la chose a de quoi faire frémir (du moins J* en tout cas, qui semble effarée de la chose). Pas romantique donc, le concept "tous tes vendredis sur une année sont pour moi"?
 

Bon.
 

Du coup, ben moi je continue de me taire. J'apprends. Et je désespère.  
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6 février 2009 5 06 /02 /février /2009 18:00

On me l'aurait offert pour Noël que j'aurais crié au scandale. Mais non, c'est moi toute seule avec mon propre argent qui me le suis payé comme une grande: mon calendrier 2009!

Et comme je ne manque ni de sens esthétique, ni d'humour, j'ai opté pour - de quoi me rappeler chaque jour la raison ontologique de l'existence humaine - le vélo! 

Eh oui, car non contente de vouloir (devoir) trouver du boulot vite dès le mois de mars, je caresse l'espoir secret et un peu futile de pédaler à nouveau au printemps... A défaut, en juillet je pourrai ramer – oui certes, mais en pédalo et au bord du Léman!  
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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 15:00

Le rire du jour, c'est mon physio qui me confronte au miroir quand je fais des exercices de proprioception. "Parce que les femmes, il suffit de les mettre devant un miroir pour qu'elles arrêtent immédiatement de regarder leurs pieds!".

 


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