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1 décembre 2008 1 01 /12 /décembre /2008 19:00

De ma petite escapade d'hier dans le vrai monde j'ai rapporté deux choses. De très petites choses. Mais qui me semblent complètement discordantes dans cette vie d'ici. Et m'ont permis de comprendre ce qui me manque – ne me manquait pas quand je vivais en apnée dans mon blockhaus d'ivoire / ma tour de béton. Tout simplement parce que j'étais sous anesthésie générale.

 

Le vieux cendrier dans les cheveux... (beurk). Le chocolat... fond sous la langue et l'enveloppe de douceur. Et mon chat! Je n'ai pas pu le toucher mais je l'ai senti sous mes doigts!

 

Je rêve de cheminées qui fument dans le soir, le bruit des marrons chauds quand on les écrase pour les manger, l'odeur de la pluie sur la terre et le souffle doux du vent, un cake aux noisettes dans le four, les bus qui sillonnent le silence de la nuit.

 

Humer, sentir, toucher, papiller, saliver, entendre, écouter, sous mes mains autre chose que le papier glacé des magazines, goûter, absorber, aspirer, avaler, flairer, effleurer, palper, frotter, savourer, brûler mes poumons avec le souffle de l'hiver!

 

Et sentir à nouveau les coquilles des marrrons chauds m'écorcher un peu les doigts quand on les ouvre, la terre bruire et la forêt respirer, le cake gonfler dans le four et quelques notes d'épices sur ma langue...

 

Au-delà de ce monde aseptisé et sans saveur, où même les draps propres n'ont pas d'odeur.

 

Engourdis,

embrouillés,                                                                            

quatre sens oubliés se réveillent à la vie.                                     


Et la conscience des pulsations du monde,

toujours plus proche.

 

   

   

Une plaque de choc et une cigarette m'ont fait comprendre ça. Si si.  
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