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7 décembre 2008 7 07 /12 /décembre /2008 09:00

Chaque jour m'extripe plus d'efforts. Ce ne sont pas les mêmes efforts. Et pas les mêmes récompenses. Chacun à sa mesure se mesure au chemin parcouru. Avec sa juste traduction en mètres quotidiens.

 

Dans un monde de coton où tout est amorti bizarrement chaque chose est comme extraversée. Comme ces bonbons surprise qui changent de goût inopinément – on ne sait jamais ce qui va vous arriver. Ce qui est important perd son port, ce qui n'existait même pas devient au premier plan, ce qui n'a pas de sens perd ce qu'il en restait. Tout est bizarre, tout est flotté. C'est le degré zéro de l'effectivité. Plus bouger, plus penser, plus imaginer, plus créer. Exister quand même, un peu malgré soi. On voudrait être comme le reste, ralenti, atrophié, en sourdine. Et on l'est, d'un point de vue adjectif, absous, abstrait, dissous du palpable.

 

Mais on existe.

 

Quand tout nous est aliéné il reste l'émotion. Pure, dure, brute. Abrupte.

    

   

    

Quand j'avais 15 ans j'ai voulu mourir de ne plus rien ressentir. Aujourd'hui je veux vivre, parce que vivre c'est ressentir moins. Ou alors plus - c'est vrai - plus souvent, plus varié peut-être mais moins fort. Et parce qu'on ne s'y attarde pas les choses glissent sur vous comme la pluie sur un pare-brise.

   

    
    

Chaque jour m'extripe plus d'efforts. Je vis plus fort et j'affective moins. Ce ne sont pas les mêmes efforts. Ni les mêmes récompenses.  
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