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9 janvier 2009 5 09 /01 /janvier /2009 23:00
Non. Ne le crois pas. Je ne te le permets pas. Absolument pas. C'est juste que ce que tu me dis et ce que je suis ne sont qu'une seule et même personne. Mais pas seulement. Bien ce que je disais. Bien plus et surtout bien autre chose que ça.

Ce soir j'ai passé des moments d'exception avec 3 personnes. Eh oui, et vous savez qui. Où que vous soyez. Qui que vous soyez. Vous faites partie de moi. Mais aucun ne connaît cette autre partie que j'ai partagée avec chacun de vous. Eh oui. C'est comme ça. 

A la recherche d'un ailleurs qui est juste là. Tout de suite, maintenant. Au-delà de moi. Bien plus que moi. Mais jamais, jamais loin de moi. Le désespoir n'a vraiment rien à y voir.
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commentaires

M


Quelques explications peut-être sur ce message.
 
Le premier paragraphe répond, bien sûr, à la question du titre ("le désespoir a-t-il quelque chose à y voir"), lui-même écho d'une conversation récente et un peu troublante. "C'est juste que ce que tu me dis et ce que je suis ne sont qu'une seule et même personne. Mais pas seulement." Tu me renvoies des choses de moi qui me correspondent, c'est vrai; mais elles ne suffisent pas à me résumer. 
Ce qui fait écho à une réflexion précédente ("Bien ce que je disais.") sur l'amour et le lien d'attachement. L'amour étant ici un sentiment qui n'a rien à voir avec l'acte sexuel, mais s'éloigne aussi du sentiment amoureux. Cette sensation étrange qui nous étreint par moments; ce moment d'acceptation totale de l'autre en ce qu'il est; ce moment où l'on vit l'instant simplement en ce qu'il vient. C'est en cela qu'il est "bien plus et surtout bien autre chose que cela" (sous-entendu (référence au texte précédent "Ce n'est pas qu'une question d'hormones ou de sexe ou de quoi."), l'amour n'est pas que l'amour; il peut s'affranchir parfois de toute attirance physique et/ou amoureuse).
 
 
Deuxième paragraphe. Trois personnes qui comptent pour moi. Elles sauront se reconnaître, aussi n'est-il pas besoin de les nommer. "Et vous savez qui. Où que vous soyez. Qui que vous soyez."
Chacune à sa manière connaît une partie de moi que les autres ignorent. Ce qui les rend exceptionnelles, par cette capacité à faire émerger ce qui par ailleurs reste invisible; par le fait que je puisse être des potentialités de moi si différentes avec chacune d'entre elles.
 
Le dernier paragraphe parle de la recherche dans laquelle nous sommes, tous. Recherche de soi, du sens à donner à notre existence et aux événements qui la jalonnent.
La recherche d'un ailleurs est parfois fuite de soi; mais ici l'ailleurs est juste là, tout de suite, immédiat. Simplement parce qu'il n'est pas besoin de se fuir pour être quelqu'un d'autre; il suffit de se regarder dans les yeux de l'autre, cet autre capable de nous révéler à nous mêmes.
Ce paragraphe parle au fond de l'idée de se dépasser. Ce n'est pas se renier. C'est juste en vouloir plus, aller au delà de soi, dépasser ses limites ("au-delà de moi, bien plus que moi").
"Mais jamais loin de moi" – parce que loin de moi je ne suis plus moi; si je cherche trop loin je risque de me perdre.
Et non, "le désespoir n'a vraiment rien à y voir". Parce que parfois, c'est vrai, je fais des choses un peu extravagantes. Un peu extrêmes. Mais pas par désespoir. Non.
Plutôt parce que je refuse de perdre ma vie à me cacher. Que je veux vivre plus fort, être au plus près de ce que je ressens dans mes actes. Et aller au mieux de moi dans ce que je suis à l'intérieur. Refuser d'avoir peur et avancer franchement dans la vie, avec confiance et courage.
 
On est très loin d'un état de désespoir!
 
 
Quelques mots enfin sur le commentaire....
Au moment d'aller me coucher, l'impératif de la petite injection anti-coagulante me rappelle que si j'ai parfois des ailes, j'ai aussi un corps qui refuse parfois de s'envoler. Un jour je me trouverai guérie avec de nouveau deux jambes en bon état de marche. Mais ce n'est pas encore le moment. Pour l'instant mon corps est bizarre, un peu difforme. Il ne réagit pas comme je le voudrais même s'il fait des efforts.
"D'où je viens". Puisque ma vie s'est coupée en deux un soir d'octobre, admettons que ce nouveau chapitre commence à cet endroit. Je viens d'un carrefour absurde où je me suis un soir aventurée à tort.
"Où je vais".... L'important ici n'est pas de savoir où je vais réellement, mais plutôt que j'y vais. Que je ne me laisse pas porter, emporter par les évènements. C'est moi qui décide où. Et comment. Et là j'ai décidé que j'allais uniquement là où ça me fait du bien. ça c'est pour ma vie en général. Plus précisément ici, à ce moment précis de juste maintenant, je vais vers ma guérison. Il sera bien temps de m'attaquer au reste de ce qui ne va pas dans ma vie une fois que je pourrai à nouveau courir.  
 
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M
La petite klexane au moment du coucher, par contre, me rappelle bel et bien qui je suis, d'où je viens et où je vais... 
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