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4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 22:00

J'apprends ce soir que mon frère a déplacé tout son programme pendant cette première semaine d'hôpital... et c'est vrai qu'il est venu souvent me voir, m'apportant chaque jour une nouvelle petite pâtisserie pour me remonter le moral – aussi bas que le taux de glucose dans mon sang à cette époque il faut le dire (si on se rappelle, c'était l'époque où je ne mangeais pas, faute de trouver appétit et bonheur dans le programme des menus du CHUV...)

 

Considérant ces derniers mois écoulés, je me dis que c'est vrai, de l'eau a coulé sous les ponts. Et pourtant ce genou continue d'occuper autant d'espace. Enfin, peut-être pas, c'est vrai que je suis chaque semaine plus libre de mes mouvements. Mais les semaines sont toujours aussi longues et l'évolution pas des plus rapides.

 

Mais qu'importe. Depuis trois jours, je marche. Pas très bien, pas très loin. Mais je peux me tenir sur mes deux pieds et faire comme si j'avançais.

 

Quand je vais en ville, que je prends le bus, qu'il y a du monde, je marche à nouveau à cloche-pied et je mérite alors ma place assise. C'est là que je mesure le chemin parcouru. C'est dingue comme on s'habitue vite. Et qu'on oublie, encore plus vite.

 

Ce genou me causera encore bien des soucis avant destination. Cicatrice indélébile, vingt centimètres à vif sur ma jambe droite. Pour me rappeler des [belles? ???] choses. Parce que, quand même, parfois il faut.  
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2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 23:00

Des nouvelles de mon corps, donc. Il y a quelques mois, cyborgisation de cette petite enveloppe fragile que je croyais de fer et qui s'est révélée moins incassable que prévu à l'usage. Presque dix centimètres de fer dans le genou et quelques vis pour tenir le tout, treize semaines plus tard aujourd'hui et aujourd'hui... je marche. Enfin, théoriquement, je marche. Car dans la réalité j'en suis bien incapable - pas de force, pas d'équilibre, un cruel défaut d'huile dans les rouages... Mais le moteur est solide et la mécanique le sera aussi, s'il plaît à Dieu.

Je n'en suis pas moins un warrior. Parce qu'il en faut aussi pour dépasser. Dépasser la douleur, dépasser l'échec, dépasser la frustration jour après jour de ce à quoi il faut renoncer faute de... Mais de toutes - oui de toutes - la chose la plus difficile est le deuil. Le lâcher-prise, le laisser-tomber. Boro baba.

Aller de l'avant quand même.

Interdire au découragement de prendre le dessus.

 

Tant d'efforts et si peu de résultats, je m'en fous, je suis un warrior. Je me bats chaque jour - je ne gagne pas toujours mais je me bats. Contre moi. Je me fais mal et j'aime ça. Parce que le combat fatigue et c'est quand le corps crie  qu'il progresse.

Dans trois mois je danse. Au bord de la nuit je m'élonge, je me tords, je danse. Pas besoin de deux jambes pour ça même si c'est mieux. Equilibre, force, souplesse.

Et oui, ce corps je l'aime! Je l'aime parce qu'il est beau, parce qu'il fait des efforts, parce qu'il me donne ce que je lui demande. A force. Fibre après fibre les muscles se délient, se déroulent...

Et avec ce corps de béton, une volonté d'acier. Aussi dure que la barre de métal dans ma jambe. La seule chose – vingt centimètres de cicatrice inexpugnable aux limites de ma chair.  
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1 février 2009 7 01 /02 /février /2009 17:00
A few days ago, an iranian fury stormed into my life. Why "a few days ago"? Simplement peut-être parce que je maîtrise pour l'instant mieux l'anglais que le farsi, et de moins en moins le français...
Mais bon. Il y a quelques jours donc prenait d'assaut ma vie une furie iranienne. Ou plutôt deux, en fait. Deux nanas complètement bargeotes débarquées de Téhéran pour quelques jours à l'occasion d'un voyage d'affaires, H* et F*.
Quatre jours déjà, quatre jours de folie tour à tour douce et furieuse - nos jours, nos nuits, nos vies de femmes cosmopolites du 21e siècle. H* la grande soeur, femme d'intérieur et cuisinière hors pair. F* l'extravertie, dont les sourcils violets et les ongles laqués jusqu'au dernier décimètre arpentent, rompus, les salons des ambassadeurs internationaux.
Thé au safran, chèvres de Noël et autres boro baba hanteront mes nuits encore longtemps. Plus besoin de fitness, je rattrape les fous-rires qui ont parfois manqué ces dernières semaines. Rire.... rire! Jusqu'aux étoiles et au-delà!
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29 janvier 2009 4 29 /01 /janvier /2009 11:00
Non mais parce que là, j'veux dire... quand même! 


Nena feat. Kim Wilde - Anyplace, Anywhere, Anytime (2002)
 
Jugez plutôt les paroles, c'est pas moi qui invente! (en rose, Gabriele la teutonne; en violet, Kim le pudding; et en lilas, Gabriele et Kim, en vrac)




im Sturz durch Raum und Zeit
Richtung Unendlichkeit
fliegen Motten in das Licht
genau wie du und ich

wrap your fingers 'round my neck
you don't speak my dialect
but our images reflect
drawn together by the flame
we are just the same
embrace the wind and fall into
another time and space

gib' mir die Hand
ich bau dir ein Schloss aus Sand
irgendwie irgendwo irgendwann

if we belong to each other we belong
anyplace anywhere anytime

im Sturz durch Zeit und Raum
erwacht er aus einem Traum
nur ein kurzer Augenblick
dann kehrt die Nacht zurück

bits and pieces from your storm
rain upon me as they form
melt into my skin and I feel warm
sweep upon me like a wave
we are young and brave
embrace the wind and float into
another time and space 

gib' mir die Hand
ich bau dir ein Schloss aus Sand
irgendwie irgendwo irgendwann

if we belong to each other we belong
anyplace anywhere anytime

 

tu hu hu hu! tu hu hu hu! (petite musique psychédélique)
allez tu hu hu hu, tu hu hu, trop cool!
(regarde bien comment Gabriele tord ses pieds à ce moment et imagine que mon physio visionne le clip pendant le week-end.... 'me réjouis drôlement de lundi, moi!)

 

if we belong to each other we belong
anyplace anywhere anytime

I'm going to any world you're coming from
anyplace anywhere anytime

if we belong to each other we belong
anyplace anywhere anytime

I'm going to anywhere you're coming from

anyplace anywhere anytime!

***


Voilà voilà, chacun se fera son avis sur la question. Pour ma part, malgré l'excellence du produit, il reste quelques points qui me perplexisent... Vois plutôt (et aide-moi si tu peux): 
   
- quelle explication plausible... 
   ... sur la manière dont le traducteur est arrivé à passer du "irgendwie" allemand 
(n'importe comment) au "anyplace" anglais (n'importe où)? 

- et corollairement au sus-mentionné...
   ... quelle différence, réellement, entre "anyplace"
 (n'importe où) et "anywhere" (n'importe où) ? (bon d'accord il y en a une, mais elle est probablement un poil subtile eu égard au public-cible)

- mais quand même...
   ... comment se fait-il que PERSONNE ne se soit rendu compte que, du coup, ça veut juste rien dire, ce titre en anglais? 
   ... peut-on dès lors postuler que le traducteur, l'ensemble de la production, ainsi que probablement une grande partie des auditeurs de ce tube giga-planétaire soient légèrement handicapés du dictionnaire bilingue?

- et finalement, est-il raisonnable...
   ... de mettre en doute la réelle valeur-ajoutée de cette contribution post-lesbienne dans l'enseignement des langues étrangères?
 
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28 janvier 2009 3 28 /01 /janvier /2009 23:00
Je me dis.... "Je me dis" mais en même temps peut-être que je m'affole pour rien! 

Je me dis que c'est le bordel et tout. Mais en fait, tout cela ne serait-il pas plutôt un problème de gestion des priorités? 

Depuis quelques jours j'ai l'impression plus que jamais que je suis à côté de mes pompes, que je ne sais pas ce que je veux et qu'au milieu de tout ça j'en arrive encore à perdre le fil... En réalité, n'est-ce pas plutôt qu'avec l'évolution de mon indépendance qui s'en vient au pas de course, je me rends chèvre en m'illusionnant à nouveau cabri? 

Oh! 

Oh! et oui ô combien M* a raison de me susurrer au coin de l'oreille, en cette heure glauque qui voit le soir sombrer dans la nuit la plus noire!
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28 janvier 2009 3 28 /01 /janvier /2009 20:00

Est-ce que les journées où l'on est trop fatiguée ou trop à côté de la plaque pour y comprendre quoi que ce soit ont le droit de compter pour beurre? (si toi aussi tu es trop fatigué ou à côté de la plaque, va tout de suite faire une sieste au lieu de lire ces bêtises!!!!) 

 

 

Il y a des jours comme ça, un peu plus ces derniers temps, où l'on voudrait.... simplement tout faire autrement. C'est juste qu'on n'en est pas capable. Il y a des choses qui nous dépassent.

 

Parce qu'il est une autre grande loi de l'univers, celle qui dit que tout doit toujours arriver en même temps. C'est un peu comme un meuble IKEA. T'as tout en main, mais il te manque le mode d'emploi. Ou alors juste, tu ne le comprends pas.

 

Et quand tout arrive en même temps, on regrette toujours de ne pas s'être un minimum préparé... avant. Alors c'est bien dans ces moments "d'avant", de creux, qu'il vaut la peine de faire un peu de rangement.

 

Et ces jours j'ai la rage du tri. Ca ne s'explique pas, c'est comme ça. Alors que ça fait des mois que je me démène de longues plages de journées pour garder à peu près le fil et ne pas me laisser submerger (pas facile, quand on n'a pas de mains, de garder les choses à la fois accessibles et dans un semblant d'ordre...)

 

J'ai toujours aimé trier. L'impression que ça fait quand on se dit "tout ça de moins à faire". L'impression de regagner un semblant de contrôle. C'est bête et ça peut paraître un peu obsessionnel mais psychologies.com le dit bien. Ranger un bon coup, se débarasser de ce qui est devenu superflu, c'est comme un bon coup d'air frais dans sa vie.

 

Et comme en ce moment c'est plutôt n'importe quoi, un peu de rangement ne peut que m'aider à y voir plus clair. Ou au pire – puisque je m'affirme prête à mourir demain – à éviter à ceux qui se trouveraient en charge de débarasser mes affaires à ce moment, de longues heures de labeur fastidieux.

 

Et la bonne nouvelle, c'est qu'il n'y a pas que moi. C'est peut-être un élan général en fait! Ma mère chez qui j'habite depuis ma sortie de l'hôpital, accueille dès demain 2 amies pour une dizaine de jours à la maison; du coup, elle prépare leur chambre, un peu chaque jour, depuis presque 2 semaines. Et vas-y que je jette ça, et vas-y que je déplace ça......... Une bonne séance d'épuration!

 

Et puis mon autre coloc' N* qui a fait un grand coup de ménage dans sa garde-robe hier soir... Tout cela fait que je me sens un peu en reste.

 

Mais de toute façon je m'en fous! Moi, je trie... ma vie! Parce qu'il y a toujours des choses qu'on remet à plus tard.... typiquement: les bouquins. Empruntés, achetés ou reçus pour Noël, j'ai toujours des milliers de lectures en cours et des milliards de "presque" en cours.... depuis des années..... et peut-être jusqu'à ma mort, qui sait? (surtout si elle survient demain) :-)

 

Alors je lis. Un peu chaque jour. Et ça avance! Pas vite mais bon. Et puis c'est vrai que pendant les études, j'avais trop à lire pour les cours pour avoir envie de m'amuser avec des frivolités..... Et puis ensuite, le travail... puis l'Afrique......... Et puis quand même, à l'hôpital non plus c'était pas trop facile............................ de s'y mettre! :-)

 

Mais bon, là je lis. Un peu. De temps en temps. Au réveil quand j'arrive pas à me lever. Tous les matins pendant deux heures quoi.

 

Pis sinon, j'écoute aussi, mais ça on le savait déjà. Depuis 3 mois je trie mes chansons. Et c'est vrai que je commence à pas mal maîtriser mon répertoire! (I-tunes me dit "2098 morceaux" – et ça c'est encore que les morceaux virtuels, donc ceux piqués, refourgués ou téléchargés sur l'ordi de copains... une galaxie de sons à découvrir! ) Mais il y a toujours des écueils partout, dans ce genre de quête autant que dans n'importe laquelle. Le premier, internet. Parce que quand on cherche des adresses pour "la chanson d'humeur", quand on lit des blogs de gens, quand on suit des liens..... bin on se retrouve des heures sur youtube avec 14'000 nouveaux groupes "à creuser". Et puis il y a aussi la pile de CD qui traîne dans un coin de ma bibliothèque.... celle qui s'est construite, étage par étage, au fil des Noëls, gravages sauvages et autres compositions perso de mon entourage... Mais là j'ai déjà pas mal bossé. ça m'a pris un après-midi, mais je crois que j'arrive gentiment au bout de la pile des "CD sans nom" - passés par G* et représentant éclectiquement les meilleurs comme les pires éléments de son environnement musical. Maintenant, tout cela est sur mon ordi et les traces physiques de leur existence quelque part au paradis des poubelles... Et la bonne nouvelle, c'est que la plupart des morceaux y étaient déjà, sur mon ordi. Pour les autres, il ne reste plus qu'à écouter. Ils sont quelque part, au milieu d'une somme de 2098 morceaux, tout cela représentant 6,4 jours ininterrompus. Ohof! J'ai bien ça à disposition! :-)  
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26 janvier 2009 1 26 /01 /janvier /2009 18:30

Sur le chemin du retour, 18h30 au compteur. Dino dans les oreilles et cette sensation qui s'empare de moi. Oh pas grand chose! Juste le petit désespoir quotidien qui vous saisit parfois les tripes à la nuit tombée. Les yeux rougis par le froid, toute ma concentration pour ne pas les laisser pleurer.

J'ai quatorze... quinze... seize.... dix-sept ans! A nouveau et je rentre chez moi. L'endroit au monde auquel je souhaite le moins appartenir, où je veux le moins être. Quand demain n'existait pas. Fait chier.  
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25 janvier 2009 7 25 /01 /janvier /2009 17:00

Y'a des jours quand même où on frôle le n'importe quoi.

Quand vous vous embarquez dans un trajet de 2h pour rentrer chez vous avec 4 grammes net d'alcool par béquille dans le sang. Quand vous prenez le petit-déjeuner sur l'herbe avec 5 cm de neige à 14h un dimanche. Que vous dormez avec un chat inconnu mais qui ressemble terriblement au vôtre. Qu'à l'occasion des 30 ans d'un ami, vous, vous en perdez 10. Qu'on vous dit que vous êtes un épouvantail à "romanticisme". Quand le poids du sommeil pèse de toutes ses forces sur vos paupières pendant encore plusieurs jours, après. Et que vous ne savez même pas pourquoi vous avez des courbatures...

Alors à ce moment-là, et ce moment-là seulement, vous vous dites que peut-être vous commencez à aller un peu loin. Et qu'il serait peut-être temps de songer à limiter le n'importe quoi. (c'était quand même une p* de bonne soirée!)
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23 janvier 2009 5 23 /01 /janvier /2009 00:00
Ce message, auquel je pense depuis plusieurs jours, devait s'appeler à l'origine "je suis un warrior". Mais en cette heure sourde où le monde est endormi à lui-même, il semble décidément que je doive être plus lucide que je ne le voudrais...


Parce que mourir finalement c'est quoi. C'est facile. On n'a presque rien à faire, juste se laisser aller. Vivre est plus compliqué, alors pourquoi s'en faire? 
Et c'est peut-être ça qui est difficile. Se laisser aller, accepter de lâcher le contrôle...... Lâcher du lest à la limite on peut, mais lâcher tout court, c'est dur. 

Ð  Ð  Ð 


Si je meurs demain, que dira-t-on de moi? Ah! Mais... on s'en fout! On ne dira que du bien de toute façon. On ne dit pas du mal des gens morts. Sans surprise donc. Pourtant il n'y a pas que du bien, c'est vrai.
Mais si je mourrais demain, je sais ce que je voudrais que les gens disent. Que j'ai fait ma vie comme je le devais - comme je l'ai voulue. Que je ne me suis pas contentée de la facilité. Avec force, courage et sensibilité – et surtout à ma façon. Que je savais ce que je voulais atteindre et que je m'en donnais les moyens.
J'ai voulu faire de ma vie quelque chose de beau, d'esthétique et de pur à la fois. Dans la simplicité de ce qui n'est pas superficiel. Simplement autre chose que l'évidence - mais ce qui s'impose à moi parce que c'était ma voie. 

Ð  Ð  Ð 


Si je devais mourir demain... Putain de merde! Je ne suis pas encore prête!!! J'ai trop de choses encore à faire avant! Vivre chaque seconde comme si c'était la dernière par exemple! Ne pas attendre de pouvoir courir pour danser, arrêter de traîner du poids mort derrière moi, mettre en accord mes actes et mes idéaux! 
J'veux ranger, j'veux trier avant. Promis, la prochaine fois que tu m'aides à déménager j'aurai moins de bordel qu'en septembre! 

Ð  Ð  Ð 


Je ne suis pas encore morte mais n'empêche. Je suis déjà morte assez souvent à moi-même pour ne plus vraiment avoir peur. Je suis bien entraînée. Jour après jour, minute après minute, des milliers de petites déchirures, brutales, anodines. Du coup maintenant je suis experte – à force. Je ne crois pas que c'est être insensible. Pas réellement, au contraire. Plutôt l'être trop. Et ces jours-là, être un guerrier ça aide. Des milliers de fois, jour après jour, minute après minute.

Ð  Ð  Ð


Quand même, cette c** jambe cassée, bizarrement ça remue des gens. Parfois. Ça les confronte à leur propre finitude, leur fragilité en tant qu'être vivant, l'aléatoire de leur destinée peut-être. Et l'insupportable sentiment d'impuissance qui va avec. Cette même impuissance qui m'empêche de dormir la nuit parce que je pense à mon chevalier; et que j'ai beau aller au bout de moi, dépasser la douleur et la honte et serrer les dents comme le bon petit soldat que je suis, ce n'est simplement pas mon combat. Simplement. Ça ne m'empêche pas de ne pas en dormir la nuit pour autant. 
Et pourtant je suis un warrior. 

Ð  Ð  Ð
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20 janvier 2009 2 20 /01 /janvier /2009 19:00

Depuis quelques semaines, attendre le bus est une de mes occupations récurrentes les plus tenaces... Et c'est vrai que c'est une activité en soi. Déjà, parce qu'on ne sait jamais vraiment quand il arrive (un arrêt sur cinq étant mentionné sur l'horaire, on attend à vue...) Mais surtout, parce que peu importe à quelle heure il arrive, on l'attend toujours des heures.

 

Alors on s'occupe.

 

D'abord, on écoute. Des vieilles, des nouvelles, des vieilles qu'on n'avait jamais écoutées ou des nouvelles qu'on se promet aussitôt de ne plus jamais écouter, des chansons quoi. Des suites de chansons plutôt, comme des colliers qu'on se passe au cou pour quelques jours, le temps de se persuader qu'on les a un peu cernés, un peu compris, suffisamment absorbés pour que l'excitation du début puisse faire place au plaisir des retrouvailles.

 

Et les semaines se colorent ainsi, l'une après l'autre, en fonction des ambiances qui traversent mes oreilles...

 

Ensuite, et parce que c'est bien souvent sur le chemin du retour que je me retrouve à poireauter des heures à l'arrêt pour avoir trop discuté avec mon physio, eh bien... Je continue l'entraînement. Parce que je suis lancée. Parce qu'il faut bien s'occuper. Parce que je n'ai aucune estime de moi et que je me fous de ce que les "gens" vont bien penser. Parce que je suis pressée et que je veux marcher vite.

 

Et c'est comme ça que la musique m'accompagne et me soutient, des heures durant. Et en ce moment, plein d'amis m'accompagnent et me soutiennent sans le savoir. Simplement parce qu'ils ont continué à enregistrer et oublié mon numéro...  Alors je les appelle pour leur dire que je les ai entendus et que je me réjouis de les voir. Mais que pour l'instant j'attends le bus.   
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