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18 janvier 2009 7 18 /01 /janvier /2009 17:00
Ah la douce mélancolie du dimanche après-midi! Une semaine qui se tourne, une autre qui s'ouvre. Quand le soir tombe et qu'il n'est pas encore tout à fait là. Que les arbres ondulent leurs doigts morts en direction du ciel sous la caresse du vent. Que la rivière gronde et gonflée de pluie. Et nous bien au chaud devant une tasse de chocolat délicatement épicé. La douce quiétude de savoir que sous cette vie gelée battent encore les pulsations d'un monde en hibernation. Le printemps... bientôt. 

Avant le réchauffement climatique, la glaciation des coeurs. Vite, provoquons le dégel!
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12 janvier 2009 1 12 /01 /janvier /2009 00:40

Je suis quand même une fille chanceuse. On pourrait penser que non (cf "2008 année maudite") mais au contraire je crois que si. Je suis chanceuse parce que la chance est un état d'esprit. Et moi je l'ai. La chance de croire qu'il y a du bon dans chaque chose. De croire, et même de le voir. En vrai.

 

Ces trois jours j'ai passé mon premier week-end chez moi. Dans mon ancien chez moi dans ma nouvelle vie. Et ce nouveau chez moi est magnifique!

 

Elans de coeurs, élans de corps. Trois jours illuminés par la présence d'êtres qui me sont chers. Autour de moi et près de moi. Qui m'accompagnent où qu'ils aillent, sortes de présences immanentes et bienveillantes. Alors oui, je suis chanceuse d'avoir pu un jour croiser leur route, et oui je suis chanceuse de les avoir invités à passer un moment avec moi. Quelque part dans mon petit monde, dans ma petite vie. 

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9 janvier 2009 5 09 /01 /janvier /2009 23:00
Non. Ne le crois pas. Je ne te le permets pas. Absolument pas. C'est juste que ce que tu me dis et ce que je suis ne sont qu'une seule et même personne. Mais pas seulement. Bien ce que je disais. Bien plus et surtout bien autre chose que ça.

Ce soir j'ai passé des moments d'exception avec 3 personnes. Eh oui, et vous savez qui. Où que vous soyez. Qui que vous soyez. Vous faites partie de moi. Mais aucun ne connaît cette autre partie que j'ai partagée avec chacun de vous. Eh oui. C'est comme ça. 

A la recherche d'un ailleurs qui est juste là. Tout de suite, maintenant. Au-delà de moi. Bien plus que moi. Mais jamais, jamais loin de moi. Le désespoir n'a vraiment rien à y voir.
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5 janvier 2009 1 05 /01 /janvier /2009 14:30

Aux premières heures de 2009 il est temps de livrer une réflexion (déjà ancienne mais bon).
Parce qu'en l'année écoulée j'ai déjà eu (déjà perdu) le plus important.
Et que j'en aurai encore bien plus pour celle qui vient.
Il suffit de le vouloir.
 

 

L'amour... C'est chaud. C'est rouge. Ça brûle. Putain l'amour c'est chouette.

On apprend à se découvrir. Se désarmer. S'alterner. C'est pas si mal. 


 
 
 

Ces petites folies, les papillons dans le ventre, le coeur qui serre. Les folies. Les passions. L'embrasement!

Et finalement me laisser seule...

Non. 

Etre avec, se sentir bien, se sentir bien juste d'être avec.


 

Le prendre dans mes bras et sentir nos deux corps s'ajuster. 


L'amour.

Est-ce rentrer le soir, mettre les assiettes et manger devant la télé?

Avoir envie d'un avenir commun?

N'est-ce pas, simplement, qu'ensemble c'est mieux que chacun de son côté?
 

 

Moi je suis une qui pourrait être deux.
Pourquoi pas. Tout arrive.
Oui mais alors ce serait une histoire follement romantique. 

Si c'est pour vivre quelque chose d'ordinaire alors ce n'est pas la peine. L'extraordinaire n'est pas si difficile. Regarde-moi. La preuve.
 
 

J'en veux et j'en prends, de l'amour. Pas de problème. Ce qui manque c'est  presque rien. Juste être capable d'en donner aussi. 


 

L'amour en fait... Un ami pour me prendre la main aux moments nécessaires. Ce n'est pas qu'une question d'hormones ou de sexe ou de quoi. C'est bien plus et surtout bien autre chose que ça.

 


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5 janvier 2009 1 05 /01 /janvier /2009 14:00

Parce qu'il est toujours bon de dresser un bilan

 
 

L'an passé à la même heure j'avais déjà eu mon premier accident de l'année. Un minibus renversé quelque part en brousse a cru pouvoir sceller mon destin (il se trompait). L'an passé à la même heure j'étais en Afrique.

En août il pleuvait sur les tipis. En septembre aussi. Le froid piquant, excitant, de la vie sauvage était à nouveau sur moi.

En octobre j'ai fêté. Tout ce qui avait été oublié depuis un an. Et puis un lundi a coupé ma vie en deux.

 

L'an passé à la même heure j'étais dans un bus. Un an s'est écoulé depuis. Ce n'est plus la même vie.  
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4 janvier 2009 7 04 /01 /janvier /2009 23:59
Ce soir au moment de me coucher je suis triste. Triste parce que je me rends compte que ça fait deux mois et demi que je n'ai pas dormi dans mon lit et que je me rappelle de moi ce matin-là. 
 
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4 janvier 2009 7 04 /01 /janvier /2009 20:00

C'est pas drôle. Je me rends compte que j'avais bien plus d'aventures rigolotes quand j'étais à l'hôpital. Je veux dire, au-delà de mon univers enchanté et imaginaire. Parce que je veux bien être cynique mais quand même. En ce moment ma vie est trop inintéressante pour crouler sous les anecdotes trépidantes. Quelques nouvelles du royaume tout de même.

 

Comment au détour d'une promenade avec S* j'ai pu m'interroger à la fois sur: le passé glorieux de quelques ancêtres; la préséance du drapeau communal sur les monuments aux libérateurs du Pays; la quantité d'arbres pleureurs dans le parc de l'Indépendance.

 

Comment le folkeux Dylan seconde mon unique jambe valide dans l'opération "corps de béton" (Subterranean Homesick Blues se révélant un excellent soutien rythmique).

 

Comment, après m'avoir fait hurler de rire des semaines entières le fabuleux Ph* m'a fait pleurer et le maudire sa race juste avant de partir en vacances. Et comment son remplaçant le mystérieux E* s'est révélé totalement décevant en son absence.

 

Comment, en point d'orgue d'une semaine de désoeuvrement, j'ai réussi à utiliser tout mon crédit de téléphone du mois en moins de 5 jours (et par là-même passé des moments auditifs prolongés avec quelques T*, Y* et L* pour ne citer qu'eux).

 

Comment, faute de présence effective, certains n'ont plus figuré dans ces colonnes depuis quelques temps.

 

Et comment, après avoir consciencieusement trié ce que j'en garde et ce que j'en laisse, j'ai finalement quitté mon mari dimanche.  
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3 janvier 2009 6 03 /01 /janvier /2009 10:00

Le temps est un ruban élastique qui s'étire à l'infini. Dingue comme un ordinateur et une bonne connexion internet l'aide à passer plus vite! Trop présente à ma chair je me dématérialise. Dans le wired je n'ai pas mal, pas même d'efforts à fournir. Et pourtant j'existe. Loin de moi, suis-je encore là... De ces jours, de ces heures qui comptent pour beurre, je peux bien élargir mon horizon de possibles.



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3 janvier 2009 6 03 /01 /janvier /2009 09:30
Le temps est un ruban élastique qui s'étire à l'infini. Ta voix trop rare à mon oreille vibre au plus profond de moi. Lascive, indolente. Comme une corde de violoncelle tendue à l'extrême. 



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2 janvier 2009 5 02 /01 /janvier /2009 12:00

Liste des avantages et inconvénients de la situation.

 

Avantages d'abord:

J'ai du temps – du temps en suffisance pour ne pas être tout le temps dans l'organisation, les calculs, l'overbooking d'agenda; du temps pour prendre soin de moi, faire ce qui me fait du bien; du temps pour mes amis; du temps pour ce qui en vaut la peine.

 

 

Inconvénients ensuite:

Tous ces avantages sont fortement limités par le fait que tout prend deux à dix fois plus de temps; que toute activité nécessite un savant calcul de mise en place; que l'éventail des projets dépendants de ma volonté sont plus que limités; que le corps a une endurance et une capacité de récupération limitées compte tenu que tout coûte plus d'effort pour les mêmes résultats; mais surtout que ceux qui vous entourent paraissent parfois peu réceptifs à ces contraintes, peu présents à vos besoins, absents à vos désirs.

 

 

 

 

"Chaque jour m'extripe plus d'efforts". Parce que c'est parfois tellement étranger à ma volonté que c'est bien au plus profond des tripes qu'il faut aller le chercher.

 

"Ce ne sont pas les mêmes efforts. Ni les mêmes récompenses." Deux jours pour se remettre de quelques heures avec un ami; les dents qui s'usent et le mental qui s'effrite, jour après jour les mêmes mouvements qui font mal; fatigue, attente, ennui. L'impression d'évoluer en apesanteur. Mais c'est ma route – et le paradis est au bout. 

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