Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
1 janvier 2009 4 01 /01 /janvier /2009 14:00

Panne d'électricité. Plus rien. Tiré la prise. J'évolue sur un autre continuum espace-temps. N'appartiens plus à ce monde puique plus rien ne m'y relie. Continue d'écrire dans le vide. Des milliers de messages qui s'envolent et se perdent dans l'infini.

 

Partager cet article
Repost0
31 décembre 2008 3 31 /12 /décembre /2008 08:30

Le bruit des cabarets, la fange des trottoirs,

Les platanes déchus s'effeuillant dans l'air noir,

L'omnibus, ouragan de ferraille et de boues,

Qui grince, mal assis entre ses quatre roues,

Et roule ses yeux verts et rouges lentement,

Les ouvriers allant au club, tout en fumant

Leur brûle-gueule au nez des agents de police,

Toits qui dégouttent, murs suintants, pavé qui glisse,

Bitume défoncé, ruisseaux comblant l'égout,

Voilà ma route - avec le paradis au bout. 



Partager cet article
Repost0
30 décembre 2008 2 30 /12 /décembre /2008 16:00

Petits instants secrets. Les évoquer et ils s'en vont. Délicats et précieux, nous échappent un temps au temps qui sclérose. Fragments voléS.  

Partager cet article
Repost0
27 décembre 2008 6 27 /12 /décembre /2008 14:00

L'odeur cassante, froide de la neige. Le ruisseau qui bruit sous la glace. Quelques oiseaux piaillent dans la forêt. Les glaçons dégouttent, une à une, le long du toit. Un hélicoptère bourdonne et passe au loin. L'odeur poisseuse de la crème solaire. L'épiderme brûle un peu, malgré tout, sous les rayons du soleil. Les aiguilles de pin dans la neige et les traces d'animaux. L'épaisseur de ma veste et le crissement de l'étoffe à chaque mouvement. L'air vif et sec de la montagne, un feu de bois flambe au loin. Le silence. Le temps comme suspendu.

 
   
   

Le soir, la chaleur des pierres entre quatre murs de sapin. La moiteur de ma peau contre le bois brûlant. Tout mon corps se contracte et se dilate au gré des respirations. L'air âcre me râpe les poumons et l'odeur du pin. La sueur glisse et décroche en des territ ///*  
Partager cet article
Repost0
26 décembre 2008 5 26 /12 /décembre /2008 01:00

 




Dans la vie il existe un principe plutôt rigolo – celui qui fait que tu ne sais jamais à quel moment il te faudra creuser encore plus loin tes limites dans l'humour noir. C'est le principe du jeu de l'oie. Oui oui, comme le jeu du même nom.

 

 

On s'en rappelle, le concept c'est d'avancer le long d'un parcours semé d'embûches et malgré tout d'arriver au bout. Et s'il y a bien un truc hyper énervant dans les pièges qu'on n'arrive jamais à éviter, c'est le toboggan. La case maudite qui vous fait redescendre de la presque fin au presque début du jeu. Eh bien là maintenant vous y êtes. Oui oui juste maintenant. Imaginez...

 

Vous avez fait votre chemin toute seule comme une grande pendant des années – avec des choix débiles parfois mais au moins c'étaient les vôtres. Et tout-à-coup tirez le mauvais chiffre et vous chopez le toboggan dans les dents. Vous retrouvez dans la même situation merdique que vous avez déjà fuie ventre à terre dès que vous l'avez pu. La dépendance, l'impuissance, l'indifférence. L'un vous oublie l'autre vous humilie. Vous n'avez rien qui soit à vous. Ni désirs ni besoins. Pas même votre intimité. Une vie? Pourquoi faire....?!


Partager cet article
Repost0
25 décembre 2008 4 25 /12 /décembre /2008 00:00







(en allemand "Sauerkraut" – "chou acide".... )                       

Selon nos sources, la choucroute fait son apparition historique avec les Juifs qui, après la traversée du Mont Sinaï (sic) s'étaient plaint à Yahveh du manque de variété des repas (la manne divine se révélant plutôt fade à l'usage). Dans son immense miséricorde, Yahveh avait alors transformé les cactus du désert en ce qui serait appelé plus tard "choucroute" – ne restait qu'à pisser dessus pour lui donner ce petit goût acide si particulier. Les raisons pour lesquelles, plus tardivement, le plat s'est enrichi de saucisses et autres ingrédients rien moins que casher – les rendant donc impropres à la consommation pour le peuple élu – fait partie des mystères non encore résolus par la science à ce jour.

pour toute demande de complément à ces révélations, s'adresser
à St-Carambar, reçoit chaque 30 novembre ou sur rendez-vous

Partager cet article
Repost0
24 décembre 2008 3 24 /12 /décembre /2008 07:00

Mercredi. Déjà. J'veux pas. J'veux pas.

 

P* s'en va – plus de P* cette année.

 

N* s'en va. J* s'en va. M* est là. C* s'en va. Pas de C* pour M* cette année.

 

Chaque nuit me mange plus d'heures. L'état de grâce s'envole. Le soufflé retombe. Le flan est en bouillie. Le charme s'est évaporé comme un parfum bon marché. Une fois sur terre la princesse s'est transformée en personne. Quiconque quelconque.

 

Et qui maîtrise parfaitement le déplacement en quinconce.  
Partager cet article
Repost0
23 décembre 2008 2 23 /12 /décembre /2008 14:40

Dernier jour de boulot aujourd'hui. Le seul depuis deux mois. Brunch de fin d'année. Une ambiance d'amnistie comme on ne peut en vivre que quand on bosse avec ou qu'on est soi-même encore un peu enfant.

 

Mes collègues qui me demandent quand je recommence. L'envie si forte d'appartenir à nouveau à ce monde. La réalité. Le choix de m'en barrer le plus vite et le plus loin possible pour sauver ma peau.

 

Des gens autour de moi qui traversent des choses difficiles. Comment un jeune pour lequel je me suis prise d'affection a échappé à la mort l'an dernier. Une histoire plutôt conne avec des pédalos.

 

De retour chez moi, sur mon lit à contempler le plafond, je pleure mon impuissance et ma rage. 

 


 

Partager cet article
Repost0
22 décembre 2008 1 22 /12 /décembre /2008 23:59

Ça y est je suis cuite. Fauchée en plein vol par le spleen de Paris. J-2 jours – que m'apporteras-tu petit Jésus cette année?

Fêtes, fêtes, fêtes, vous nous faites ch*** avec vos fêtes! Vite tout surbooker pour être sûr de ne pas être disponible. Finir l'année seul pire que finir seul tout court?
 

Une fois la première émotion passée à l'hôpital, les visites se font rares. Les barreaux s'amenuisent, je reste pourtant toujours en prison. Dépendante du bon-vouloir d'autrui, condamnée à vivre par procuration. Et c'est bien pire depuis 2-3 jours. A croire qu'un sort maléfique s'est emparé du monde...

 

Les soirées de Noël. Les vacances au ski. La décadence de Nouvel-An. Les maladies de fin de saison. Trop frustrant. 

 

C'est décidé, d'ici l'an prochain je fais du tri dans mes amis avant décembre. Mais si j'élimine ceux qui dépriment, ceux qui n'ont pas le temps, ceux qui ne répondent ni ne rappellent jamais... alors qui restera-t-il pour être avec moi à minuit sous le gui 

Partager cet article
Repost0
18 décembre 2008 4 18 /12 /décembre /2008 16:00

Il pleut sur la ville comme il pleure dans mon coeur. 

 

Bon.   

C'est bien parti mais c'est raté.

Pas la bonne saison.

Reprenons.


     ¤     ¤     ¤ 
        
    
    

Il neige sur la ville et congèle mon coeur. 

 

C'est mieux.

C'est faux mais c'est mieux.

Parce qu'il ne gèle pas dans mon coeur. Et que de toute façon ce n'est pas là que ça se passe.

C'est dans l'estomac.

Le ventre, les tripes.

Les tuyaux tortueux et les torts partagés (les tortures âgées?)

Tout cela travaille. Et quand ça travaille, ça chauffe.

Ça ne peut donc être gelé.

 

Par contre – et c'est là que ça peut devenir intéressant – c'est que si c'est dans les tord-boyaux que ça se passe et dans le coeur que ça congèle, alors la chaleur du dessous finira automatiquement par faire fondre l'au-dessus. C'est logique: c'est mathématique.

 

Mais si l'au-dessus fond, il goutte et dégoutte sur l'au-dessous! Et l'eau sur le feu c'est pas...
   

Mince! L'approche métaphysique se prend les pieds dans l'aporie métaphorique!

    

 ¤     ¤     ¤ 
     
    
     

Reprenons.

Du début à la prémisse première.

 
   

Il pleut sur la ville comme il pleure dans mon coeur. 

 
    

On le voit bien ici, tout CELA n'est PAS gelé. Non.

 

La vraie question n'est donc pas topique puisqu'elle ne se rapporte pas à la température de l'un ou l'autre organe. En tout état de cause, l'analyse se doit alors d'adopter un angle rhétorique - rhétorique qui nous dit: "mais qu'est-ce donc que ce "il" qui lui pleure dans le gilet?"

 

Et là, force est de constater que la réponse, eh bien on ne l'a pas!

 

Partager cet article
Repost0