Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
17 décembre 2008 3 17 /12 /décembre /2008 15:00

Dingue ce qu'il peut neiger cette année. Avec un peu de chance on va encore se taper un Noël blanc.

 

Rien cette année n'aura ressemblé d'aussi peu à l'hystérie de rigueur en un mois de décembre normal. Normal. Le mot est lâché. De la normalité on en est loin et pour le coup ça fait du bien.

 

Quand même le blanc sur la ville ça a du bon.

 

Une petite fleur à ma fenêtre se frotte aux griffes du froid. Calendula, la fleur des sorcières. Une touche d'orange encadrée par le bleu de l'océan.

 

C'est peut-être ça la vie. Regarder la neige tomber sur la ville, adoucir les arêtes brutes d'un monde qui se décompose. Avec le bleu du ciel et l'orange sanguine en avant-plan, un peu de vie qui colore la stérilité de l'au-dehors, l'enchante et la bouscule.

 

Jeux de miroirs, mise en abyme des abysses du soir.  

Partager cet article
Repost0
12 décembre 2008 5 12 /12 /décembre /2008 09:00

 

Ayer por la noche pasé una hora y más con mi excelente amiga Nona. Nona es de Chile, hace casi quatro años que no la vi más en persona. Pero gracias a la magia internet continuamos comunicandonos y compartiendo lo importante de nuestras vidas. Así pude tener noticias fresquisimas de lo todo allá en Chile. ¡Y lo menos que se pueda decir es que la lucha no se acabó! 

 

La magia internet. A veces blanca, a veces negra, nos acerca y nos aleja. Depende.

 

Tania es otra amiga de Chile. Viví con ella algunos tiempos y me presentó a su familia de Concepcion. Su papá, su mamá, y su hermoso hermano Pablo, que se me enteró de todo sobre las hormiguitas (Pablo quedó delicioso, de eso también me informó la magia internet).

 

Tania era triste porque no podía tener hijo. Pero Tania es cristiana y ayer, gracias a la magia internet, aprendí que Dios le dio por fin uno. ¡Aún pusé ver la foto de la guaguita!

 

Pero la magia internet no me puede decir nada sobre todos los otros, los chicos – mis niñitos de la papelera y de los pinos. Los raros que podrán salirse de la miseria siguiendolos como una maldición. Droga, cárcel, violencia, pobreza, tristeza, muerte... ¡Baile, cabalgadas, carcajadas, bolitas, zapatas! (así se dice "zapatos" en francés)  
 


"Tia Xexi, ¿cuál autobús hay que tomar para ir a su país?"


De esto tampoco no me dirá la magia internet nunca nada.

Partager cet article
Repost0
10 décembre 2008 3 10 /12 /décembre /2008 23:00

On est quand même vie rattrapé par le quotidien. Le quotidien c'est la montre, l'heure qui tourne, les jours les semaines en boucle encore plus vite que le temps de les compter on s'affole les enfants c'est l'heure on y va feu!

 

Aujourd'hui, alors qu'il soupoudrait sur la ville encore plus dru qu'au moment d'époussiérer le sucre des étoiles à la cannelle, j'aurais dû rester là à rêvasser des heures sur l'onirisme flou de l'hiver, la nuit le brouillard tout ça. Mais non, monde réel oblige, je touche bel et bien terre et reprends mes travers. Une journée entière à bosser, sans s'arrêter juste le temps de ces fameuses étoiles (qui ne connaît pas les étoiles à la cannelle de mlle cassis à l'approche de Noël?) et vite vite c'est reparti. C'est dingue ce que 6 semaines peuvent vous laisser de paperasse sur les bras. 6 semaines? 6 mois?

 

Et dans ces quelques minutes juste à la frontière entre le sommeil et la mort (mais oui, la frontière... la douane quoi! cet endroit où on se dit qu'on a probablement encore quelque chose à déclarer – vite avant qu'il ne soit trop tard! – et qu'on constate avec terreur qu'on ne sait plus quoi) je repense très fort au mari de S* qui lui disait "mais... tu ne peux pas être à jour de ta vie!?"

 

En voilà un homme plein de bon sens.  
Partager cet article
Repost0
9 décembre 2008 2 09 /12 /décembre /2008 20:00
Cette nouvelle vie qui s'offre à moi est réellement riche en enseignements. Un peu comme dans les rêves où l'on est soi sans l'être vraiment. On peut voler, avoir le don d'ubiquité ou de télépathie. Sauf que là c'est encore plus planant.

J'ai déjà parlé dans ces colonnes je crois de la quantité de chimie ingérée depuis le début du voyage. Le principe de la rehab en même temps c'est quand même ça. Arrêter la drogue je veux dire. Et du coup j'expérimente plein de nouveaux espace-temps. Rien de bien grave mais quand même. Je vous conseille. C'est plutôt rigolo pour peu qu'on soit doté d'un certain sens de l'humour au 13e degré. 

Arrêter la drogue. Soit. Pas plus d'une par semaine! Et là ça y est je suis clean. Enfin... on n'a pas fait le tour, il y a aussi d'autres choses. Le principe du jeu de l'oie en est une. Ça restera entre vous et moi. 

Par chance, mis à part la petite injection avant de dormir, il me reste encore plein d'addictions socialement presque viables dans lesquelles je peux encore tomber. Et à voir S* engloutir le sien (euh non, les TROIS siens) je me dis que le chocolat chaud en est une comme autre et plutôt agréable tout bien considéré.
Partager cet article
Repost0
7 décembre 2008 7 07 /12 /décembre /2008 09:00

Chaque jour m'extripe plus d'efforts. Ce ne sont pas les mêmes efforts. Et pas les mêmes récompenses. Chacun à sa mesure se mesure au chemin parcouru. Avec sa juste traduction en mètres quotidiens.

 

Dans un monde de coton où tout est amorti bizarrement chaque chose est comme extraversée. Comme ces bonbons surprise qui changent de goût inopinément – on ne sait jamais ce qui va vous arriver. Ce qui est important perd son port, ce qui n'existait même pas devient au premier plan, ce qui n'a pas de sens perd ce qu'il en restait. Tout est bizarre, tout est flotté. C'est le degré zéro de l'effectivité. Plus bouger, plus penser, plus imaginer, plus créer. Exister quand même, un peu malgré soi. On voudrait être comme le reste, ralenti, atrophié, en sourdine. Et on l'est, d'un point de vue adjectif, absous, abstrait, dissous du palpable.

 

Mais on existe.

 

Quand tout nous est aliéné il reste l'émotion. Pure, dure, brute. Abrupte.

    

   

    

Quand j'avais 15 ans j'ai voulu mourir de ne plus rien ressentir. Aujourd'hui je veux vivre, parce que vivre c'est ressentir moins. Ou alors plus - c'est vrai - plus souvent, plus varié peut-être mais moins fort. Et parce qu'on ne s'y attarde pas les choses glissent sur vous comme la pluie sur un pare-brise.

   

    
    

Chaque jour m'extripe plus d'efforts. Je vis plus fort et j'affective moins. Ce ne sont pas les mêmes efforts. Ni les mêmes récompenses.  
Partager cet article
Repost0
5 décembre 2008 5 05 /12 /décembre /2008 20:00

Ce soir vers 18h j'ai fait ce qui manquait depuis 6 semaines. J'ai accroché le dernier wagon. Puis fermé les portes du train des mauvais rêves sur ses passagers fantômes que je laisserai ici demain à mon départ.

 

Finies les blouses blanches au réveil, le cliquetis des morts vivants sur la moquette, les regards d'effroi et de pitié des visiteurs dans les ascenseurs. Les journées mornes d'ennui et les nuits d'insomnie. Bye bye le train des mauvais rêves, bonjour l'Express royaume enchanté – monde réel!

 

 

 

Demain aussi, Saint-Nicolas. N'a qu'à être à son affaire celui-là pour éviter aux gamins de passer au petit salé... et d'apporter des mandarines aux princesses amères! :-)  

Partager cet article
Repost0
5 décembre 2008 5 05 /12 /décembre /2008 18:00

Partager cet article
Repost0
1 décembre 2008 1 01 /12 /décembre /2008 19:00

De ma petite escapade d'hier dans le vrai monde j'ai rapporté deux choses. De très petites choses. Mais qui me semblent complètement discordantes dans cette vie d'ici. Et m'ont permis de comprendre ce qui me manque – ne me manquait pas quand je vivais en apnée dans mon blockhaus d'ivoire / ma tour de béton. Tout simplement parce que j'étais sous anesthésie générale.

 

Le vieux cendrier dans les cheveux... (beurk). Le chocolat... fond sous la langue et l'enveloppe de douceur. Et mon chat! Je n'ai pas pu le toucher mais je l'ai senti sous mes doigts!

 

Je rêve de cheminées qui fument dans le soir, le bruit des marrons chauds quand on les écrase pour les manger, l'odeur de la pluie sur la terre et le souffle doux du vent, un cake aux noisettes dans le four, les bus qui sillonnent le silence de la nuit.

 

Humer, sentir, toucher, papiller, saliver, entendre, écouter, sous mes mains autre chose que le papier glacé des magazines, goûter, absorber, aspirer, avaler, flairer, effleurer, palper, frotter, savourer, brûler mes poumons avec le souffle de l'hiver!

 

Et sentir à nouveau les coquilles des marrrons chauds m'écorcher un peu les doigts quand on les ouvre, la terre bruire et la forêt respirer, le cake gonfler dans le four et quelques notes d'épices sur ma langue...

 

Au-delà de ce monde aseptisé et sans saveur, où même les draps propres n'ont pas d'odeur.

 

Engourdis,

embrouillés,                                                                            

quatre sens oubliés se réveillent à la vie.                                     


Et la conscience des pulsations du monde,

toujours plus proche.

 

   

   

Une plaque de choc et une cigarette m'ont fait comprendre ça. Si si.  
Partager cet article
Repost0
30 novembre 2008 7 30 /11 /novembre /2008 17:00


Pour sortir par temps de neige, un chaudoudou blanc doit être impérativement accompagné de son frère chaudoudou jaune pour éviter tout accident!  
 
Partager cet article
Repost0
29 novembre 2008 6 29 /11 /novembre /2008 20:00

Dingue le nombre de choses qu'on trouve sur youtube... pas forcément les chansons qu'on voulait mais en suivant les liens... Encore Wir sind Helden! Plus je regarde leurs clips et plus je me rends compte que ce groupe d'allemands est constitué de malades géniaux! 

 









Et juste parce que le clip m'y a fait penser... En direct de Trondheim en Norvège, il y a une dizaine d'années, un groupe que j'ai adoré à la folie à l'époque! (NB la qualité de l'image date aussi d'il y a une dizaine d'années - on ne voit pas mais, sur le même principe, c'est aussi les paroles que Bent distribue  dans tout le quartier! )



Motorpsycho - wearing your smell (Timothy's monster, 1996)


Et pour l'anecdote... il paraît que les freins de Snah (celui avec la casquette) étaient kaputt...


Partager cet article
Repost0