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29 novembre 2008 6 29 /11 /novembre /2008 09:00

Je vais mieux.

 

Aucun doute.

 

Preuve en est que je n'alimente plus ce blog de manière aussi frénétiquenfiévrée qu'auparavant. Ecrire – des textes, des chansons, des poèmes – a toujours été un moyen d'expulser de moi. Ce qui me hante, ce qui me ronge, ce qui me triture de l'intérieur. Et ça l'épuise. 

 

La tristesse est une émotion liée au sentiment de perte. La culpabilité à la notion de bien et de mal. La peur à un danger imminent. Un peu coupable de ne pas vouloir tout partager. Un peu triste de sentir se perdre s'effilocher mon anima créatrice. Je vis ma vie au jour le jour, minute après minute. Je fais ce qui me fait du bien. Pensée, émotion, action. On ne peut pas réfléchir quand on court.

 

C'est pour ça que j'ai voulu coucher allonger mes pensées et mes sensations. Les laisser me brûler pour qu'elles puissent s'en aller.

 

Mais on ne peut pas courir tout le temps. Le danger d'un futur incertain, la pression d'un présent toujours plus proche s'éloignent de moi à chaque respiration.

 

Des réponses non. Il n'y en a pas. Jamais. Parce que ça sonne trop définitif et que le définitif fait peur. Simplement la conscience de n'être (presque!) plus dans la survie. Dans la vie. Bientôt. Tout proche. Et ça ne fait même pas peur.  
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28 novembre 2008 5 28 /11 /novembre /2008 11:00

 

A ce stade, il y a quand même une réflexion à se faire sur les relations humaines. 

 


Comment se fait-il que, dans nos valeurs, nous plaçons – pour la plupart -  les relations d'amitié, familiales et amoureuses comme à l'avant-plan de nos priorités; et que dans les faits nous le montrons si peu?


On passe du temps à travailler, se déplacer, manger, dormir, nettoyer, fumer, attendre, se faire du souci, aller au marché, écouter de la musique, ranger, arranger, régler, lire, regarder la télé, faire du sport, s'ennuyer, se poser mille et une questions sur la vie... Et si peu de temps à dialoguer.


On ne se parle pas. On se frôle, on se devine, on s'imagine, on s'hallucine, on s'évite, on se cache, on se retranche. Mais on ne se touche pas. Surtout pas. On a peur de souffrir? On a peur.


L'homme dispose d'une batterie exceptionnelle de moyens, de stratégies et d'outils pour s'empêcher d'être lui. En contact avec les autres, il se retranche. Se coupe de soi. Parce qu'il a peur de souffrir. Il a peur.

  

     

   

Ouvrons ici une parenthèse digressive pour nous pencher sur le cas du crabe. A part vivre dans l'eau (mais pas toujours et on s'en fout), le crabe est un animal qui possède une carapace et des pinces, marche de travers et se fond dans les rochers.


La carapace sert à se protéger des agressions extérieures.


Sa démarche en biais le rend imprévisible, insaisissable.


Ses pinces accrochent et coupent.


Et de même que les rochers dans lesquels il se dissimule, il semble invulnérable, inattaquable, inébranlable.


Pourtant - et si vous avez déjà mangé un crabe dans sa coquille vous serez d'accord avec moi - cet arsenal de guerre ne protège en réalité qu'un fragile coeur de chair. Fondant et délicat au palais, doux aux papilles, subtil sur la langue. Un coeur de chair.

     

      

   

L'homme est pareil. Il se construit des carapaces, se cache derrière des rochers imaginaires, avance en quinconce pour éviter d'être surpris et peut se montrer capable, à l'occasion, de sortir griffes et pinces pour broyer ce qui le met en danger. Mais quitter son nid de pierre, laisser ses pinces et avancer droit au but avec son coeur de chair pour unique carapace... Ça il ne sait pas.


Parce qu'il a peur de souffrir. Parce qu'il a peur.


Et il vit détaché de lui-même, enfoui sous ses rochers, ses pinces et ses carapaces.

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26 novembre 2008 3 26 /11 /novembre /2008 21:01

“El hombre es el único animal que tropieza dos veces con la misma piedra" 


 


Un texte trouvé sur internet, à propos d'un film magnifique. J'ai eu

envie de le copier (et le traduire!) pour l'occasion. 


 

Même si c'est vrai qu'il donne mieux en espagnol...




"C'est ce que j'ai pensé la première fois que j'ai vu "Eternal Sunshine of the Spotless Mind", bien que ce soit un film d'amour, avec une fin apparemment heureuse et tout. Il ne devrait pas donner lieu à des pensées si négatives… Ou alors si.


L'amour est quelque chose d'extrêmement complexe qui ne peut se résoudre à une fin heureuse. Même si dans ce film la pointe de l'iceberg ne se montre qu'à peine, cela suffit à s'en donner une idée... Au moins par analogie.


Le film ne présente pas de linéarité chronologique, ce qui est probablement en rapport avec la manière dont, sous les effets de l'amour, on perd les notions de temps et d'espace, ainsi que d'autres sens en relation avec que nous nommons "instinct de conservation". C'est pour cela que nous souffrons puis oublions. Pour recommencer à croire et à être heureux...

Mais seulement jusqu'à ce que des circonstances nouvelles nous redonnent envie d'oublier. "
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25 novembre 2008 2 25 /11 /novembre /2008 19:55

 


"Vieillir... c'est s'apercevoir qu'on a longtemps marché en se moquant des durées démesurées indiquées sur les panneaux du tourisme pédestre et s'apercevoir un beau matin qu'on met au moins autant de temps que ce qui est marqué sur l'écriteau." 


Avec une jambe cassée – même pour une princesse! - c'est un peu le même principe. Sauf qu'on n'arrive même pas jusqu'à l'écriteau du tourisme pédestre...


Courage docteur, clopi-clopan on peut aller loin si on en a la volonté! (ne jamais oublier de prévoir qu'il faut AUSSI être capable de revenir ensuite...) 






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24 novembre 2008 1 24 /11 /novembre /2008 17:42

Un blog est un espace virtuel, à mi-chemin entre privé et public, dans lequel des individus décident de mettre à disposition une partie de ce qui les fait vibrer. Il peut être culturel, politique, artistique, intimiste, bricoleur, ... On y met, sans rien pouvoir en espérer en retour, un peu de soi. De son temps. De son âme. 


Mais un blog n'est pas un journal intime. 


Quel intérêt en effet à étaler ce qu'il y a de plus personnel au regard anonyme du premier internaute venu? Je sais que celui-ci arrive en premier dans les référencements google sous "mlle-cassis". Je ne suis pas bête. Si j'écris pour moi, mettre en forme le produit de ma pensée m'aide à objectiver (litt. "rendre objet"), donc expulser, mettre à distance ce fatramini qui gargouille et me pollue. Je sais aussi que n'importe qui peut me lire. Y compris des personnes chères qui prennent le risque (car c'en est un) de voyeuriser le résultat de mes errances.


Mais un blog n'est pas un journal intime.


Je pense qu'il faut, passionnément, à la folie! relativiser, ajouter du 50e degré, transformer nos vies en jeu! (Peut-être suis-je un peu situationniste en cela. ) :-)

 

Du romantique et du romanesque à tout prix pour échapper à notre dure société de pragmatisme et d'asphalte. Parce que les histoires de princesses... c'est quand même mieux que les histoires de jambes cassées non?

 

 


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24 novembre 2008 1 24 /11 /novembre /2008 17:33

 

Aujourd'hui, pour la première fois (ou presque?) de ma vie, je fête un mois entier de non pratique de la clope. Un miracle absolu vu les stress endurés, et surtout ces derniers jours où "je pourrais si je voulais".

 

Si on part du principe, avec l'OFSP (Office Fédéral de la Santé Publique) et ses pubs anti-tabac qu'un fumeur chronique perd 11 minutes de vie par cigarette, alors à raison de 10 clopes/jour en moyenne dans ma vie d'avant, j'ai gagné 3080 minutes sur ces 28 derniers jours perdus

 

Soit plus de 50 heures et 20 minutes! Ouahou!  

 

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23 novembre 2008 7 23 /11 /novembre /2008 15:19

Liebe ist ohne Schmerzen. Sie ist Blühen. Sie ist Segen.

 

Non.


L'amour ce n'est pas ça. L'amour est douleur, l'amour est plaisir. Souffrances et délices, il est délice de la souffrance.

Mille petites tortures délicates et délectables. Et si, et quoi, et comment? Le chaud, le froid, les flammes et les déserts glacés, en alternance, en simultanance...

Et l'autre dans tout ça? Que me renvoie-t-il de moi, que fait-il de moi, où m'emmène-t-il...


Loin de moi?

Au delà de moi?

Plus près de moi?

 

J'ai écrit il y a peu de temps un autre texte sur l'amour. Je ne connaissais à l'époque ni les papillons ni les butterfly*. J*, tu as voulu le voir – il n'était pas prêt j'ai refusé. Il t'attend maintenant, il n'attend que toi. Il n'est pas sur toi et il n'est pas pour toi. Mais je suis prête à le partager avec toi.


Un peu.

Comme ça.

Presque juste comme ça. 

 



Ce qu'il y a de mieux et ce qu'il y a de pire, quand on parle d'amour... c'est encore les papillons. 








* Butterfly:  (terme médical) matériel permettant les injections répétées d'un même produit 

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22 novembre 2008 6 22 /11 /novembre /2008 12:00

J'allège – sans l'avoir voulu, sur un coup de tête, j'ai tout égaré. Il ne m'appartient plus rien d'autre que mon corps. Un corps bizarre en plus. Il n'est pas moi mais il est à moi. Et c'est déjà pas mal.

Tout ce que je possède, ce qu'on ne pourra jamais m'enlever, c'est ça. Mon corps. Mon intégrité.

Le reste n'a pas d'importance. Il peut partir, revenir, tant que je suis là rien ne peut m'effacer.

Mais je l'avais oublié. Enfin presque.

 

Pourtant j'ai voulu, je l'ai même imaginé possible! M'anesthésier pour quelques semaines. Arrêter vraiment tout et ne reprendre l'histoire qu'une fois la machine retapée, huilée, dégrippée et reboulonnée, à nouveau aussi fraîche et jeune qu'avant. Sans le moindre effort, la moindre implication. Ah ah!

 

Pas facile, pas facile. Y'a pire. Ce n'est pas grand chose finalement. Mon père vient de mourir. Je suis en train de perdre cette amitié, cet amour. Rien ne va. Que vais-je devenir. S.O.S., S.O.S., S.O.S. Sauvez nos âmes! 

 

¤  ¤  ¤  STOP ¤  ¤ ¤ 

 

Je suis et dois être ce qu'il y a de plus important dans ma vie et personne d'autre ne me placera jamais au centre de la sienne. A part un con de prince charmant – mais chacun sait que les princes charmants n'existent que dans les rêves des princesses retenues prisonnières dans des donjons enchantés. 

Ce que je ne suis pas!

 

(merci quand même au(x) mien(s) de me libérer quelques jours pour me laisser le temps de m'en rendre compte) :-)

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22 novembre 2008 6 22 /11 /novembre /2008 09:00

Grâce à une excellente éducation protestante, j'ai toujours su que ce ne sont pas les choses qui rendent les gens heureux mais ce que les gens décident d'en faire.

Cela m'est revenu de plein fouet dans les dents à l'hôpital. Le gaspillage – matériel et humain. Tout passe à la poubelle, l'être n'existe plus. La vie se transforme en succession d'actes médicaux aussitôt remisés dans des sanibox stériles. Tout ce qui fait la vie, tout ce qui dépasse, est évacué sans état d'âme. Alors que c'est justement l'âme qui est dans tous ses états...

Devant cette absence, ce déni, ce refus de l'humanité, j'ai voulu plus que jamais m'affirmer comme une personne. Comme vivante. Là, tout de suite!

Et j'ai eu ce que je voulais. Beaucoup de larmes et quelques bons fous rires. Des effleurements de main, des frôlements de coeur. Toute la ruguosité de l'humain qui s'attache et se détache, se rapproche et s'évite, se frotte et se blesse, s'enlace et s'agrippe, se lâche et se rattrape. 

Aujourd'hui, isolée plus que jamais mais reliée au monde par la magie internet, j'échappe aux limbes et m'ancre. De plus en plus. Retour.

Ni enfer ni paradis, je suis bientôt sur terre et n'en déplaise à A*, M*, T* et tous les autres qui ne croient pas en moi, de la force putain... vous allez voir! 

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22 novembre 2008 6 22 /11 /novembre /2008 06:00

Deux jours dans mon château d'eau, un peu de sommeil en plus et quelques réflexions plus loin, je me dis que, définitivement, le stress et le manque de sommeil n'ont rien de bénéfique pour l'être humain. Droguée à mort, sous-alimentée, sans répit, j'ai un peu disjoncté ces derniers temps. Dérapé, perdu le contrôle.

En temps normal, j'aurais passé à autre chose le temps que. Mais là, du temps, j'en ai TROP! Je le passe, je le perds, il s'en va. Vite et lentement à la fois. Mais toujours trop vite, et toujours trop lentement.

 

Quand on voit sa vie coupée en deux et suspendue pour un temps, on passe fatalement par des épisodes de tri. Les mails, les amis, les priorités, les valeurs, les envies. Le réalisme en prend un coup.

Il y a quelques semaines, je voulais jouer de la guitare. Maintenant je veux bouger, danser, virevolter au bord de la nuit. Tout laisser, tout oublier pour ne me concentrer que sur ce qui vient.

Eternel dilemme entre deux attitudes de gagnant: accepter, apprécier ce qui est; aller chercher ce qui manque et pulvériser les obstacles s'il le faut. Je suis capable des deux. Je suis une guerrière, je peux tout faire. Y compris tout lâcher.

 

Mais pour l'instant je trie. Les mails, les amis, les priorités, les valeurs. Ce qui est pour moi et ce qui ne l'est pas. 

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