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17 novembre 2008 1 17 /11 /novembre /2008 05:00

J'ai toujours un peu de mal à dormir tard le matin (au moins, depuis 2-3 nuits je dors, ce qui est déjà une bonne nouvelle en soi). Quelques heures avant la prise de tension et le début officiel de la journée, je me sens parfois inspirée et j'écris par anticipation mes réflexions du moment.
Telles quelles, celles de ce matin (j'imaginais que c'est ce que je pourrais écrire en fin de journée.... la suite m'a prouvé que non).
 

Quatrième nouvelle voisine de chambre aujourd'hui. Les os brisés défilent trop vite ces temps pour que j'arrive à suivre avec mon "tiens-toi bien" (tintebin). Ça doit vraiment être grave ce que j'ai (ou alors ils m'apprécient particulièrement pour me garder prisonnière si longtemps) :-)

 

Tada! Lundi 17 novembre. A 15h30 on fête mes 3 semaines sans fumer! 

Il parait que si je descends ensuite chez maman pour me retaper, ce sera la fête tous les jours (d'après S* et J* en tout cas!). Me réjouis de décembre moi.

Mais 'faudra mettre les bouchées doubles question confection de cadeaux si je veux être prête pour Noël! :-D

Allez, je vais tricoter encore quelques mailles! 
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16 novembre 2008 7 16 /11 /novembre /2008 12:46

Il y a un petit mois (seulement?), à l'occasion d'un badinage avec un ami sur nos objectifs professionnels, j'avais évoqué "épouser un riche".

"Et tu en ferais quoi?" s'interrogeait N*

"Je le maltraiterais – et il aimerait ça."

  

Voilà qui peut laisser songeur sur la profondeur et la noirceur de ma psyché mais la question n'est pas là. Comme beaucoup de filles je pense, même en nos époques modernes, s'est posée ou se posera un jour la question de travailler ou non. Dans notre monde de compétition laborieuse, c'est vrai qu'en plus s'ajoute le spectre du chômage ou du job insatisfaisamment alimentaire... D'où le clin d'oeil sur le riche...

Mais derrière cette phrase dite un peu en blaguant, le désir je crois plutôt sincère de tomber sur un prince. 

Ce bon vieux cliché du prince charmant, toujours en vigueur et dont l'illusoirité est sérieusement remise en question par le cas de copines qui l'ont trouvé, elles, leur prince (et même des copains qui ont trouvé leur princesse!) 

Au 14e étage de ma tour de béton, j'ai parfois d'être la princesse aux cheveux d'or du conte. Enfermée, mise à l'écart du monde. Qu'elle cherche et qui la cherche sans fin. 

Dans ma solitude et à ma grande surprise, je me retrouve entourée d'amis sincères et généreux, qui me donnent l'impression d'être quelqu'un d'exceptionnel. Peut-être bien une princesse. Parfois.

Des personness – pas forcément celles que j'aurais crues – qui m'entourent et me bercent, me transmettent leur joie et leur chaleur. Et bien au chaud dans mes draps de princesse de tour d'ivoire, le soir je m'endors enouattée dans un tourbillon d'amour et de tendresse. 

 

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15 novembre 2008 6 15 /11 /novembre /2008 19:00

Du haut de mon 14e, je regarde la ville.
La lune qui monte lentement dans le ciel telle une grosse crêpe.  

J'hume
j'inhale
j'avale
ses odeurs. J'admire
goûte
savoure

ses couleurs. J'écoute
m'enivre

de ses bruits.

 

Les feux des voitures, les néons des enseignes, les lumières des parkings.
Le déroulé langoureux des collines de Belmont pour horizon.
Les trois yeux rouges d'une tour qui vômit immuablement sa fumée tel un alien qui veille (surveille?) la ville.

 
Ma ville...

Tu respires      
  tu soupires      
    tu vibres      
L'air froid de la nuit
   tu vrombis!
  m'enveloppe    
    et m'emporte  

Petite ville...

Tu continues à vivre.
Pareille à moi.

Mais sans moi.

 

 

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15 novembre 2008 6 15 /11 /novembre /2008 15:45
cigarettes 0
alcool 0
Tramal 2
sommeil 8h (avec trois réveils seulement!)
pétage de plomb: total
kilos 60,4
rateau 1 (bon il a quand même promis qu'il venait me voir lundi, mais je DE-TESTE qu'on me renvoie mes appels)
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15 novembre 2008 6 15 /11 /novembre /2008 15:02
Y'a un type. Il m'énerve. Il est charmant, il est gentil, il vient me voir souvent. Normal, il travaille 2 étages au-dessus.

Toutes les infirmières me disent que s'il m'a donné son numéro de bip c'est pour que je m'en serve. Ce que j'ai fait.
Et il est revenu.

Mais pas quand je me suis fait opérer. Pourtant tout ce dont j'avais envie c'était qu'il vienne me tenir la main. Lui et personne d'autre.
Non, lui il n'est revenu que quand le pire était passé. Un peu facile. Mais quand même. Il est revenu. 

Il m'a vue épuisée, défoncée, il m'a vu pleurer. Et cette fois il m'a pris la main (bon, je lui avais demandé!) Et moi j'ai tout oublié.
Mais il est revenu. Le lendemain. Des heures.   


Mais... le week-end il travaille pas! Aucune chance donc qu'il passe me voir "comme ça après le boulot".


Je veux – je veux – je veux 
qu'il soit là.

Mais je veux pas – je veux pas – je veux pas 
qu'il me voie dans l'état pathétique dans lequel je suis aujourd'hui...

Je pense que c'est un gars bien qui est conscient de ma fragilité affective actuelle et qu'il ne veut pas profiter de la situation. En même temps, c'est déjà trop tard, je me pose trop de colles.

 

JE FAIS QUOI?

 

 

En tout cas, tout ça c'est la faute de ma voisine de chambre qui, la première fois qu'il est venu, m'a dit "Il y a quelque chose entre vous. Si, si, il y a quelque chose entre vous." On ne s'était vus que deux fois!

 

Et depuis j'en rêve la nuit. 

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15 novembre 2008 6 15 /11 /novembre /2008 10:00
Aujourd'hui, PETAGE DE PLOMBS, musique d'ambiance! 


Meine Stimme gegen dein Mobiltelefon
Meine Fäuste gegen eure Nagelpflegelotion
Meine Zähne gegen die von Doktor Best und seinem Sohn
Meine Seele gegen eure sanfte Epilation

Es war im Ausverkauf im Angebot die Sonderaktion
Tausche blödes altes Leben gegen neue Version
Ich hatte es kaum zu Hause ausprobiert da wusste ich schon
An dem Produkt ist was kaputt-das ist die Reklamation


Ich tausch nicht mehr ich will mein Leben zurück
Guten Tag ich gebe zu ich war am Anfang entzückt
Aber euer Leben zwickt und drückt 
Nur dann nicht wenn man sich bückt 


Meine Stimme gegen der ganzen Talkshownation
Meine Fäuste für ein müdes Halleluja und Bohnen
Meine Zähne gegen eure zahme Revolution
Visionen gegen die totale Television


Es war im Ausverkauf im Angebot die Sonderaktion
Tausche blödes altes Leben gegen neue Version
Ich hatte es kaum zu Hause ausprobiert da wusste ich schon
an dem Produkt ist was kaputt-das ist die Reklamation

Guten Tag guten Tag ich will mein Leben zurück
Guten Tag guten Tag ich will mein Leben zurück
Guten Tag guten Tag ich will mein Leben zurück
Ich tausch nicht mehr ich will mein Leben zurück
Guten Tag ich gebe zu ich war am Anfang entzückt
Aber euer Leben zwickt und drückt nur dann nicht
wenn man sich bückt 
Guten Tag! 
Wir sind Helden - Reklamation 



et pour rigoler un coup, la version français traduite par google (no 3 bonjour)
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14 novembre 2008 5 14 /11 /novembre /2008 04:00


Il y a une chose de bizarre dans l'imaginaire des gens (et j'avoue, dans le mien aussi jusqu'ici), c'est qu'ils croient toujours que quand on est à l'hôpital on ne fait rien. Le temps suspend son vol, la vie s'arrête. 

Qu'on est dans une espèce de romantique rien-faisage où des anges flottent au-dessus de chaque lit pour bénir les chers patients et leurs soignants. Détrompons-nous.

Déjà parce que pour ce qui concerne vos rêves et vos projets (à moins de long voire très long terme), vous pouvez commencer par oublier. 

Bon ensuite... éventuellement à partir d'une certaine durée de quarantaine vis-à-vis du monde et pour autant que des conditions-cadres très précises soient réunies, vous pouvez imaginer nourrir une vie affective. Pour le reste... Pas le temps, pas le temps!
 

Déjà parce que pour commencer, l'administratif vous poursuivra de votre premier à votre dernier (si vous en êtes encore capable) pas dans la machine hospitalière.

Vous croyez en être débarrassée une fois les formalités d'admission remplies, le WI-FI et éventuellement la télé-téléphone-radio installés. Le carton à chaussures où vous remisez tout le courrier trié (eh oui un accident un 27 de mois, qui plus est un lundi, implique forcément que c'était LE jour pour s'y coller) une fois transmis à une personne de confiance, vous pensez (naïvement) que vous pourrez désormais vous concentrer sur vous, votre santé. Vous reposer. Vous retaper.
 

ah! ah! ah!
                

Déjà dès le premier matin, vous apprendrez que chaque demande peut (et va) potentiellement prendre des heures. Il y a toujours d'autres patients dans le service et vous n'êtes jamais en tête de liste (NB cela peut aussi dépendre de votre degré d'autonomie, de vos accointances avec votre vis-à-vis combinées avec ses compétences techniques et mentales; exemple: si "votre infirmière sympa" est absente, vous pouvez attendre une heure, crevant de mal, qu'on veuille bien vous secourir (vécu!) "ah mais c'est pas à moi qu'il faut demander et puis arrêtez de sonner pour rien" et blam j'éteins la sonnette et je m'en vais.* )

Parmi la multitude vos interlocuteurs potentiels, il y a médecins, infirmiers, aides, assistants en soin, préstagiaires etc... Par ordre croissant de responsabilités et par ordre décroissant de présence – et souvent d'intérêt voire (j'ose à peine le mot!) d'empathie envers le patient (compris comme une personne humaine comme moi et non un simple "problème" à liquider le plus efficacement (rapidement) possible. Par exemple avec des pastilles bleues et vertes qui vous assomment si vous offrez de la résistance ("Mais il faut vous détendre Madame!"). 

Bref, vous passez déjà un temps incalculable à attendre puis faire le grand-écart entre fermeté et pétage de plombs pour obtenir ce que vous demandez.

Ajoutons que, dépendant d'une large palette de facteurs, vous craquez aussi régulièrement. Et pleurer ça fait passer le temps drôlement vite.

Après il y a encore une multitude d'acteurs et d'activités plus ou moins facultatives: le physio (minimum 1h30 par jour), l'assistante sociale, la diététicienne, les tabacologues, la psy, l'infirmière de liaison, etc... Sans oublier le suivi adminisratif à distance de votre vie (toujours un plaisir après une petite narcose).

Et puis les visites bien sûr, un autre gros morceau de votre gâteau-temps.

Ajoutez les heures passées à créer ce blog, déduisez le tout d'une journée de 24h.



Vous obtenez un solde négatif? C'est normal. Tout comme mes heures de sommeil ces derniers jours.

* Notez quand même qu'il y a du favoritisme, car plus on a la vie devant soi, plus on attend...  

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13 novembre 2008 4 13 /11 /novembre /2008 16:00


dehors

le vent

la table

les fleurs


bariolées   rayonnantes  


bigarrées    
chamarrées      mordorées
       
  colorées    
    polychromes  
mélangées      
  panachées         
    illuminent enluminent  
déballant      
    dévoluant  
  déferlant     
      débordant
       
  vivant    
      courant  
    dansant



au vent
 

 

et mon coeur
qui pleure  
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13 novembre 2008 4 13 /11 /novembre /2008 07:00


Faut-il que ce soit pendant les deux premières heures de la nuit que moi, je dorme. D'habitude, mon style à moi c'est plutôt 2h trop tôt que je suis réveillée. C'est pratique, on peut faire plein de trucs sans avoir l'impression de mener une vie de barreau de chaise. 
J'ai l'impression ces temps de dormir de moins en moins et de rêver (d'halluciner?) de plus en plus. C'est comme si je faisais, au lieu de dormir, des rêves éveillés incontrôlables. Le problème c'est que je suis incapable de les identifier et de m'en rappeler tellement ils sont délirants. Le dernier en date par exemple me semblait traiter d'un monstre rouge et de forces armées...?
Là où ça commence à déraper, c'est que je me réveille complètement stressée et désorientée, avec un fort sentiment de danger ou d'urgence. Du coup je sonne l'infirmière, encore à demi endormie, avant de me rendre compte que je ne peux pas décemment lui dire qu'il y a quelque chose qui ne va pas mais que je ne sais pas quoi (authentique!). Ou alors que je me suis fait attaquer par un dinosaure rouge, ou que – comme une petite de 5 ans – ben bêtement j'ai fait un cauchemar qui fait très, très peur et qu'il y a un monstre sous mon lit.

Au dernier réveil en date, je me suis entendu dire, de ma voix pâteuse de shootée de 4h du matin, que je ce serait quand même plus simple qu'on (les patients) dorme plutôt la journée. Ah ben non, c'est vrai qu'on se fait tout le temps déranger.

 

La saga continue... :-)  


























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12 novembre 2008 3 12 /11 /novembre /2008 22:24

Vous détenez un capital précieux. Vous êtes jeune, vous êtes belle, vous êtes dynamique, un peu chiante mais sympa. 
Vous devez entretenir ce capital face aux agressions internes et externes qui vous sollicitent sans cesse. 
La meilleure façon, c'est une bonne hygiène de vie, un rythme de sommeil régulier, une alimentation équilibrée, éviter le stress. Des conditions que la vie hospitalière ne permet pas toujours de respecter. Faites de votre mieux. 

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