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5 décembre 2008 5 05 /12 /décembre /2008 20:00

Ce soir vers 18h j'ai fait ce qui manquait depuis 6 semaines. J'ai accroché le dernier wagon. Puis fermé les portes du train des mauvais rêves sur ses passagers fantômes que je laisserai ici demain à mon départ.

 

Finies les blouses blanches au réveil, le cliquetis des morts vivants sur la moquette, les regards d'effroi et de pitié des visiteurs dans les ascenseurs. Les journées mornes d'ennui et les nuits d'insomnie. Bye bye le train des mauvais rêves, bonjour l'Express royaume enchanté – monde réel!

 

 

 

Demain aussi, Saint-Nicolas. N'a qu'à être à son affaire celui-là pour éviter aux gamins de passer au petit salé... et d'apporter des mandarines aux princesses amères! :-)  

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1 décembre 2008 1 01 /12 /décembre /2008 19:00

De ma petite escapade d'hier dans le vrai monde j'ai rapporté deux choses. De très petites choses. Mais qui me semblent complètement discordantes dans cette vie d'ici. Et m'ont permis de comprendre ce qui me manque – ne me manquait pas quand je vivais en apnée dans mon blockhaus d'ivoire / ma tour de béton. Tout simplement parce que j'étais sous anesthésie générale.

 

Le vieux cendrier dans les cheveux... (beurk). Le chocolat... fond sous la langue et l'enveloppe de douceur. Et mon chat! Je n'ai pas pu le toucher mais je l'ai senti sous mes doigts!

 

Je rêve de cheminées qui fument dans le soir, le bruit des marrons chauds quand on les écrase pour les manger, l'odeur de la pluie sur la terre et le souffle doux du vent, un cake aux noisettes dans le four, les bus qui sillonnent le silence de la nuit.

 

Humer, sentir, toucher, papiller, saliver, entendre, écouter, sous mes mains autre chose que le papier glacé des magazines, goûter, absorber, aspirer, avaler, flairer, effleurer, palper, frotter, savourer, brûler mes poumons avec le souffle de l'hiver!

 

Et sentir à nouveau les coquilles des marrrons chauds m'écorcher un peu les doigts quand on les ouvre, la terre bruire et la forêt respirer, le cake gonfler dans le four et quelques notes d'épices sur ma langue...

 

Au-delà de ce monde aseptisé et sans saveur, où même les draps propres n'ont pas d'odeur.

 

Engourdis,

embrouillés,                                                                            

quatre sens oubliés se réveillent à la vie.                                     


Et la conscience des pulsations du monde,

toujours plus proche.

 

   

   

Une plaque de choc et une cigarette m'ont fait comprendre ça. Si si.  
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22 novembre 2008 6 22 /11 /novembre /2008 06:00

Deux jours dans mon château d'eau, un peu de sommeil en plus et quelques réflexions plus loin, je me dis que, définitivement, le stress et le manque de sommeil n'ont rien de bénéfique pour l'être humain. Droguée à mort, sous-alimentée, sans répit, j'ai un peu disjoncté ces derniers temps. Dérapé, perdu le contrôle.

En temps normal, j'aurais passé à autre chose le temps que. Mais là, du temps, j'en ai TROP! Je le passe, je le perds, il s'en va. Vite et lentement à la fois. Mais toujours trop vite, et toujours trop lentement.

 

Quand on voit sa vie coupée en deux et suspendue pour un temps, on passe fatalement par des épisodes de tri. Les mails, les amis, les priorités, les valeurs, les envies. Le réalisme en prend un coup.

Il y a quelques semaines, je voulais jouer de la guitare. Maintenant je veux bouger, danser, virevolter au bord de la nuit. Tout laisser, tout oublier pour ne me concentrer que sur ce qui vient.

Eternel dilemme entre deux attitudes de gagnant: accepter, apprécier ce qui est; aller chercher ce qui manque et pulvériser les obstacles s'il le faut. Je suis capable des deux. Je suis une guerrière, je peux tout faire. Y compris tout lâcher.

 

Mais pour l'instant je trie. Les mails, les amis, les priorités, les valeurs. Ce qui est pour moi et ce qui ne l'est pas. 

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20 novembre 2008 4 20 /11 /novembre /2008 23:00

 

Premier soir dans mon palais du lac. Travail de mémoire à faire. Absorber, digérer, régurgiter les dernières semaines. Reprendre pied. Retrouver non qui je suis mais qui j'ai été, ce que j'ai dit, ce que j'ai fait.


Beaucoup de trous noirs, black-out complet.                


Déblocages en tous genres, sans jamais, jamais, avoir eu l'impression de n'être qu'au plus proche de moi.


J'ai perdu beaucoup à ce jeu de la drogue et des nerfs. Mais ce que j'ai gagné est infiniment plus précieux, plus solide et profond, bien plus important que ce que j'ai perdu.


La certitude que je ne suis pas seule à prendre soin de moi. Parce que dans la course, il y a aussi M*, N*, S*, J*, C*, V* et toutes les lettres de l'alphabet au moins. 


      

 

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