Y'a un type. Il m'énerve. Il est charmant, il est gentil, il vient me voir souvent. Normal, il travaille 2 étages au-dessus.
Toutes les infirmières me disent que s'il m'a donné son numéro de bip c'est pour que je m'en serve. Ce que j'ai fait.
Et il est revenu.
Mais pas quand je me suis fait opérer. Pourtant tout ce dont j'avais envie c'était qu'il vienne me tenir la main. Lui et personne d'autre.
Non, lui il n'est revenu que quand le pire était passé. Un peu facile. Mais quand même. Il est revenu.
Il m'a vue épuisée, défoncée, il m'a vu pleurer. Et cette fois il m'a pris la main (bon, je lui avais demandé!) Et moi j'ai tout oublié.
Mais il est revenu. Le lendemain. Des heures.
Mais... le week-end il travaille pas! Aucune chance donc qu'il passe me voir "comme ça après le boulot".
Je veux – je veux – je veux
qu'il soit là.
Mais je veux pas – je veux pas – je veux pas
qu'il me voie dans l'état pathétique dans lequel je suis aujourd'hui...
Je pense que c'est un gars bien qui est conscient de ma fragilité affective actuelle et qu'il ne veut pas profiter de la situation. En même temps, c'est déjà trop tard, je me pose trop de colles.
JE FAIS QUOI?
En tout cas, tout ça c'est la faute de ma voisine de chambre qui, la première fois qu'il est venu, m'a dit "Il y a quelque chose entre vous. Si, si, il y a quelque chose entre vous." On ne s'était vus que deux fois!
Et depuis j'en rêve la nuit.