Une semaine déjà.
A vrai dire, une semaine et un jour.
Une semaine et un jour sans fumer. Sans pédaler. Sans danser. Sans rire. Sans vivre. Vraiment?
C'est vrai que parfois je pleure, et souvent aussi je ris. Mais le soir quand je m'endors, je ne peux m'empêcher de penser que le monde continue de tourner sans moi, que ma vie se passe sans moi. Mes projets, mes habitudes, mes désirs, mes plaisirs... quelle place pour eux aujourd'hui?
Depuis que j'ai du temps pour moi, j'ai chaque jour plus d'envies. Aujourd'hui c'est la guitare. Il y a 5 jours c'était pouvoir me laver les cheveux. Les choses évoluent.
Mais toujours le soir, dans ces instants de désespoir qui précèdent le sommeil, je me prends à faire la liste de tout ce que j'ai (encore) raté aujourd'hui.
Une semaine hors du monde et hors du temps, ce n'est pas si long finalement face à l'écrasement d'une vie entière d'aliénation---
