Il y a un petit mois (seulement?), à l'occasion d'un badinage avec un ami sur nos objectifs professionnels, j'avais évoqué "épouser un riche".
"Et tu en ferais quoi?" s'interrogeait N*
"Je le maltraiterais – et il aimerait ça."
Voilà qui peut laisser songeur sur la profondeur et la noirceur de ma psyché mais la question n'est pas là. Comme beaucoup de filles je pense, même en nos époques modernes, s'est posée ou se posera un jour la question de travailler ou non. Dans notre monde de compétition laborieuse, c'est vrai qu'en plus s'ajoute le spectre du chômage ou du job insatisfaisamment alimentaire... D'où le clin d'oeil sur le riche...
Mais derrière cette phrase dite un peu en blaguant, le désir je crois plutôt sincère de tomber sur un prince.
Ce bon vieux cliché du prince charmant, toujours en vigueur et dont l'illusoirité est sérieusement remise en question par le cas de copines qui l'ont trouvé, elles, leur prince (et même des copains qui ont trouvé leur princesse!)
Au 14e étage de ma tour de béton, j'ai parfois d'être la princesse aux cheveux d'or du conte. Enfermée, mise à l'écart du monde. Qu'elle cherche et qui la cherche sans fin.
Dans ma solitude et à ma grande surprise, je me retrouve entourée d'amis sincères et généreux, qui me donnent l'impression d'être quelqu'un d'exceptionnel. Peut-être bien une princesse. Parfois.
Des personness – pas forcément celles que j'aurais crues – qui m'entourent et me bercent, me transmettent leur joie et leur chaleur. Et bien au chaud dans mes draps de princesse de tour d'ivoire, le soir je m'endors enouattée dans un tourbillon d'amour et de tendresse.