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plof

Après un week-end d'un romantisme fou ("il vient lundi! il vient lundi!"), impression que le soufflé retombe quelque peu brutalement avec le retour des travailleurs au boulot.

Pourtant, journée pleine de bonne nouvelles: discussion avec le médecin aboutissant sur la réduction de ces médicaments qui m'arrachent la tête et me mettent le coeur sans dessus dessous; mon indépendance en béquilles proclamée par le physio, avec félicitations du jury qui plus est.

Mais aussi une sorte d'entropie mortifère latente.


Engueulades par SMS et craquages nerveux en cascade, mers de larmes et torrents de boue qui me laissent épuisée en fin de journée pour mon "rendez-vous galant".


Je comprends de moins en moins ce type. Rien n'avance, l'ambiguïté est de plus en plus totale. Pourtant, il a promis de revenir demain ("le mec qui revenait demain?" on dirait un mauvais James Bond...)


Fin de soirée en apothéose, ne me suis jamais sentie aussi vide et froide. Je sais pourtant que tout cela ne vient que de l'intérieur de moi.

Longue discussion avec S* sur internet (les pigeons voyageurs modernes) qui m'aide à éclaircir 2-3 choses.

Dont une qui est sûre. Ni enfer ni paradis, échappée des limbes – pour quelques heures peut-être? – me voici de plus en plus proche de la terre ferme. Ça me fait peur. Sortir du coton, aussi rêche soit-il, n'est pas si facile et j'ai peur de me casser la gueule.

 

Mais comme on dit: "ce n'est pas la chute qui compte, mais l'atterrissage"". Je n'en suis pas encore là.

Et je m'endors en me réjouissant d'une séance bisounours prévue pour le lendemain. Tant qu'on peut se réjouir d'un lendemain c'est qu'on n'est pas au fond. De loin pas.  
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